superfétation
nom, féminin, /sypɛʁfɛtasjɔ̃/ ou /sypɛʁfetasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de physiologie. Conception d'un fœtus lorsqu'il y en a déjà un dans la matrice. La possibilité de la superfétation chez l'homme est très contestée.
Les juments, quoique pleines, peuvent souffrir l'accouplement, et cependant il n'y a jamais de superfétation — Buffon (1707-1788)
Fig. Ce qui est en trop. Ce chapitre est entièrement inutile, c'est une superfétation.
Pour soutenir ces superfétations lyriques, on ne manque pas de soutenir le spectacle par des ballets pantomimes — La Harpe (1739-1803)
Étymologie : Lat. superfoetare, de super, sur, et fœtus, fœtus.
Historique : XVIe s. La superfetation, à sçavoir engendrer de rechef sur un engendrement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Chose qui s’ajoute inutilement à une autre. Ce chapitre est entièrement inutile, c’est une superfétation, une véritable superfétation.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- superfétations — pluriel — /sypɛʁfetasjɔ̃/ ou /sypɛʁfɛtasjɔ̃/
- superfétation — singulier — /sypɛʁfetasjɔ̃/ ou /sypɛʁfɛtasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée superfétation#59137.