suivant
adjectif, /sɥivɑ̃/
Voir aussi : variante suiv.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
adj.
Qui est après, qui va après. Les lignes suivantes contiennent l'essentiel. Le jour suivant, il se mit en route.
La charmante tragédie d'Atys [de Quinault], les beautés ou nobles, ou délicates, ou naïves, répandues dans les pièces suivantes.... — Voltaire (1694-1778)
Demoiselle suivante, et, substantivement, suivante, demoiselle attachée au service d'une grande dame. Fig. Suivante ne se dit plus guère qu'en termes de théâtre pour soubrette. Une fille suivante, une domestique ; vieilli en ce sens.
On m'a faite, Dieu merci, Sa sœur et non sa suivante — La Fontaine (1621-1695)
Cette suivante appelée Floresta, pour avoir la liberté de lui parler plus aisément, le faisait passer pour son cousin — Lesage (1668-1747)
Substantivement, celui, celle qui suit, qui accompagne, qui escorte. On l'invita, lui et tous ses suivants. Familièrement. Il n'a ni enfants ni suivants, se dit d'un homme qui n'a ni enfants ni parents.
Gengis-Kan.... Lui qui traîne après lui tant de rois ses suivants, Dont le nom seul impose au reste des vivants — Voltaire (1694-1778)
Disciple, sectateur. Fig. Les suivants d'Apollon, les poëtes, les hommes qui cultivent les lettres. Les suivants de Thémis, les hommes de loi. Suivante de Vénus, courtisane.
Aristote et ses suivants — Descartes (1596-1650)
L'autre était des suivants de madame Lippée — Mathurin Régnier (1573-1613)
Serviteur.
Peu de suivants se rencontrent ensemble sans se dire tout ce qu'ils savent de leurs maîtres — Scarron (1610-1660)
Suivant de Démocrite, en cette solitude, Ce n'est qu'avec les ours que j'ai quelque habitude — Regnard (1655-1709)
S. m. Terme de vénerie. Se disait des animaux qui tètent encore et qui suivent leur mère.
Historique : XIVe s. Vint que poulins que jumens et qu'estalons, avec les sigans desdites jumens Douze beufs ou vaches et douze pors avec leurs suyans XVe s. Si avoit mis en icellui pré ses deux beufz, une vache avecques son suivant XVIe s. Ces seigneurs [les maîtres des requêtes] estoient quelquesfois appellez suivans, mais d'ordinaire poursuivans, non pour les vilipender, ains par un tiltre special d'honneur, parce que leurs charges entre toutes les autres estoient necessairement affectées à la suitte du roy pour recevoir les requestes qui luy estoient faites
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est après, qui vient après. Le livre suivant contient telle histoire. Le jour suivant il se mit en route. La vente aura lieu mardi prochain et jours suivants. Il en a usé de la sorte pour les raisons suivantes.
Il s’emploie aussi comme nom et se dit de Celui, de celle qui suit, qui accompagne, qui escorte une personne. Elle avait de nombreux suivants. On l’invita, lui et tous ses suivants. Cette acception vieillit.
SUIVANTE s’est dit d’une Femme, d’une jeune fille attachée au service d’une princesse. Il n’est plus guère en usage qu’en termes de théâtre. Un rôle de suivante. L’emploi de suivante.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- suivantes — pluriel féminin — /sɥivɑ̃tə/
- suivants — pluriel masculin — /sɥivɑ̃/
- suivante — singulier féminin — /sɥivɑ̃tə/
- suivant — singulier masculin — /sɥivɑ̃/
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