suint
nom, masculin, /sɥɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Matière animale grasse qui sort du corps des moutons et qui s'attache à leur laine. Laine en suint, laine qui n'a pas été débarrassée de son suint.
Plus une laine est fine, plus elle contient de suint ; celle des mérinos en contient les deux tiers de son poids, tandis que les laines communes n'en contiennent que le quart du leur — Louis Jacques Thénard (1777-1857)
Suint de verre, seconde écume du verre en fusion, qu'on ôte après avoir déjà ôté la plus grosse, et qui s'emploie pour différentes sortes d'ouvrages.
Étymologie : Lat. sucidus, humide, en suint, d'après Ménage et M. Bréal : suit, d'où suint, avec intercalation d'une n, comme dans rendre de reddere. Sucidus vient de sucus (voy. SUC). À ce propos, ne peut-on pas penser que le berrichon fouin, putois (foinez, dans Ren. v. 9046), vient de foetidus ?
Historique : XVIe s. Suin
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Liquide épais et gras qui suinte du corps des bêtes à laine. Le suint de la laine des moutons.
Laine en suint, Laine brute qui n’est pas débarrassée du suint.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- suints — pluriel — /sɥɛ̃/
- suint — singulier — /sɥɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suint#59049.