succession

succession

nom, féminin, /syksɛsjɔ̃/ ou /syksesjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Série de personnes ou de choses qui se suivent sans interruption ou à peu d'intervalle l'une de l'autre. Par succession de temps, par une longue suite de temps.

    La succession de Moïse et des patriarches ne fait qu'une même suite avec celle de Jésus-Christ — Bossuet (1627-1704)

    Cette succession [dans l'Église catholique] ne convient pas aux calvinistes, qui, dans leurs dogmes particuliers, n'ont pas plus de succession ni d'antiquité que les sociniens — Bossuet (1627-1704)

  2. Hérédité, les biens qu'une personne laisse en mourant. Venir à la succession de quelqu'un. L'ouverture, le partage de la succession. Fig. Poudre de succession. Succession à l'empire, à la couronne, prise de possession de l'autorité souveraine par droit héréditaire.

    Je crois que Vardes vous mènera le Grand Maître, qui s'en va recueillir une petite succession de quatre cent mille écus — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Je vous ai toujours ouï dire que les grandes successions étouffaient les sentiments de la nature : si cela est, tout doit rire dans cette maison — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Il se dit aussi du mode de transmission des hérédités. Succession directe. Succession collatérale. Succession sous bénéfice d'inventaire.

  4. Guerre de la succession d'Espagne ou, absolument, guerre de la succession, guerre suscitée à Louis XIV par les prétentions de l'Autriche sur le trône d'Espagne. Acte de succession, décision du parlement d'Angleterre qui exclut les catholiques du trône (1701).

    Ce prélat [Belluga] avait rendu les plus grands services à Philippe V dans la guerre de la succession — Charles Pinot Duclos (1704-1772)

Étymologie : Provenç. successio ; espagn. sucesion ; ital. successione ; du lat. successionem, de successum, supin de succedere, succéder.

Historique : XIIIe s. Il fut jugié.... qu'il venroient à le [la] succession du pere et de le [la] mere XIVe s. Par succession de temps XVe s. Je [France], qui à toy suis par succession XVIe s. Plusieurs successions de vies d'hommes les uns après les autres La succession au royaume appartenoit au filz ainé Une nation en laquelle il n'y a.... nuls contracts, nulles successions, nuls partages.... M. Crassus et Q. Hortensius.... ayant esté pour certaines quotitez appelez par un estrangier à la succession d'un testament fauls

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Suite, série de personnes ou de choses qui se succèdent les unes aux autres sans interruption, ou à peu d’intervalle l’une de l’autre. Dans cette maison souveraine, il y a une succession de princes de mâle en mâle, non interrompue depuis plusieurs siècles. Il y a eu dans cette place une succession de gens de mérite. Une succession d’idées. Une succession de sons, d’accords. La vie est une succession de biens et de maux.

  2. SUCCESSION signifie aussi Héritage, transmission de biens à la mort d’une personne. Riche succession. Succession embrouillée, onéreuse. Curateur à la succession vacante. Renoncer à une succession. Accepter, recueillir, partager une succession. Venir à la succession de quelqu’un. L’ouverture, le partage de la succession.

  3. Il se dit aussi de la Manière dont se fait la transmission des héritages. Succession directe. Succession collatérale. Succession sous bénéfice d’inventaire. Succession ab intestat. Ordre de succession. Droits de succession à la couronne.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • successions — pluriel — /syksesjɔ̃/ ou /syksɛsjɔ̃/
  • succession — singulier — /syksesjɔ̃/ ou /syksɛsjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée succession#58952.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.