subversion

subversion

nom, féminin, /sybvɛʁsjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de subvertir.

    Ils n'osèrent contredire à cette ordonnance, quoiqu'ils vissent qu'elle allait à la subversion de leurs lois — Vaugelas (1585-1650)

    Une erreur dans la foi, et encore une erreur tendante à l'entière subversion d'un aussi grand sacrement que celui de l'eucharistie — Bossuet (1627-1704)

  2. Action de séduire, d'égarer.

    Ces prédications séditieuses tendent à la subversion des faibles et des ignorants — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Lat. subversionem, de subversum, supin de subvertere, subvertir.

Historique : XIIe s. Chaitivel et male est lor conversations, mais pitiet doit-om avoir de la subversion de ton peule XIVe s. Subversions de citez XVe s. Et tant vers Dieu s'umilierent, Que leurs cuers à lui relierent, Et pour leur grant contricion Leur remist la subvercion

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Renversement; il ne s’emploie qu’au figuré. La subversion de l’état. L’esprit de parti amène la subversion de tous les principes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • subversions — pluriel — /sybvɛʁsjɔ̃/
  • subversion — singulier — /sybvɛʁsjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée subversion#58940.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.