subreptice
adjectif, /sybʁɛptisə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme de jurisprudence. Obtenu sur un faux exposé, à la différence d'obreptice qui signifie obtenu sur un exposé où l'on a omis quelque chose d'essentiel. Lettres, grâces, concessions subreptices.
Cette lettre [des prélats de l'assemblée du clergé] n'approuve pas la doctrine des casuistes ; c'en est assez pour être traitée de fausse et de subreptice, quelque authentique qu'elle soit — Pascal (1623-1662)
Par extension, qui est fait furtivement et illicitement.
C'est vous qui m'apprîtes que cette édition subreptice [du Siècle de Louis XIV] était chargée de quatre lettres de la Beaumelle, dans lesquelles il outrage des officiers de la maison du roi de Prusse — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. subrepticius, de sub, sous, et rapere, enlever (voy. RAVIR).
Historique : XVIe s. La subreptice et cauteleuse façon dont on y avoit procedé Ils ne doubtent point qu'une telle donnaison, si excessive, ne soit faulse, subreptice, ou forcée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
T. de Jurisprudence et de Chancellerie — Il se dit d’une Décision, d’une grâce, d’un jugement obtenu sur un faux exposé. Sentence subreptice.
Il se dit, par extension, de Certaines choses qui se font furtivement et d’une manière illicite. édition subreptice.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- subreptices — pluriel — /sybʁɛptisə/
- subreptice — singulier — /sybʁɛptisə/
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