suborneur
nom, masculin, /sybɔʁnœʁ/
Voir aussi : forme féminine suborneuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui suborne. Suborneur de témoins. Fig.
Un fourbe cependant, assez haut de corsage, Et qui lui ressemblait [à l'honneur] de geste et de visage, Prend son temps, et partout ce hardi suborneur S'en va chez les humains crier qu'il est l'honneur — Boileau (1636-1711)
Vous, messieurs les inconnus, tant présents qu'absents, vous êtes des suborneurs de filles — Dancourt (1661-1725)
Adj. Qui séduit, trompe.
N'écoutons plus ce penser suborneur Qui ne sert qu'à ma peine — Pierre Corneille (1606-1684)
Et je pourrai souffrir qu'un amour suborneur Sous un lâche silence étouffe mon honneur ! — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Suborner.
Historique : XVIe s. Il appelloit Jesus novaliste, suborneur, troubleur d'Israel
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui suborne. Suborneur de témoins. On l’a condamnée comme suborneuse. Il s’emploie aussi adjectivement. Des discours, des conseils suborneurs.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- suborneurs — pluriel — /sybɔʁnœʁ/
- suborneur — singulier — /sybɔʁnœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suborneur#58877.