suavité

suavité

nom, féminin, /syavite/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Qualité de ce qui est suave. La suavité de cette odeur. La suavité d'une mélodie. Les compositions de ce peintre ont une suavité enchanteresse. Fig.

    Leur miel [de paroles] dans tous mes sens fait couler à longs traits Une suavité qu'on ne goûta jamais — Molière (1622-1673)

  2. Terme de spiritualité. Certaine douceur qui se fait sentir à l'âme quand Dieu la favorise.

    Dieu veut prendre le cœur par suavité — Bossuet (1627-1704)

    Il faut que ces vœux soient dignes de vous et assez purs pour monter en odeur de suavité jusqu'aux pieds de votre trône — Massillon (1663-1742)

Étymologie : Provenç. suavetat ; espagn. suavidad ; ital. suavità ; du lat. suavitatem, de suavis, suave. L'ancienne langue avait aussi soatime ou soatune, qui représente suavitudinem.

Historique : XIIe s. La suaviteit de la contemplation XVe s. L'œuvre de justice est reformatif de toutes injures, et y met la douceur et suavité de paix La suavité et doulceur qui est promise aux vrays renonçans du monde

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Qualité de ce qui est suave. La suavité de ce parfum. La suavité de cette mélodie. La suavité de son pinceau. Les compositions de ce musicien ont une suavité enchanteresse.

  2. Il désigne, en termes de Spiritualité, Certaine douceur qui se fait sentir à l’âme, quand Dieu la favorise. Sainte Thérèse éprouvait des suavités merveilleuses.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • suavités — pluriel — /syavite/
  • suavité — singulier — /syavite/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée suavité#58816.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.