stoïque
adjectif, /stoikə/ ou /stɔikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui tient de l'insensibilité et de la fermeté des stoïciens. Il [Montaigne] rejette bien loin cette vertu stoïque qu'on peint avec une mine sévère, un regard farouche.
.. loin des hommes.... — Pascal (1623-1662)
Sourd au bruit des canons, calme au sein de l'horreur, D'un œil ferme et stoïque il [Duplessis-Mornay] regarde la guerre Comme un fléau du ciel, affreux, mais nécessaire — Voltaire (1694-1778)
Il se dit quelquefois de ce qui sent la doctrine de Zénon. S. m. Se dit quelquefois pour stoïcien.
On peut donner plusieurs causes de cette coutume si générale des Romains de se donner la mort : le progrès de la secte stoïque qui encourageait.... — Montesquieu (1689-1755)
Ce que les stoïques proposent est difficile et si vain ! les stoïques pensent que tous ceux qui ne sont point au haut degré de sagesse sont également vicieux — Pascal (1623-1662)
Étymologie : Στοϊϰὸς, de στοὰ, portique, à cause que Zénon donnait son enseignement sous un portique à Athènes.
Historique : XVIe s. Si est la pitié passion vicieuse aux stoïcques La définition stoïque de l'amour [donnée par les stoïciens] La secte stoïcque
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui tient de l’insensibilité et de la fermeté que s’imposaient les stoïciens. Vertu stoïque. Moeurs stoïques. Visage stoïque. Coeur, âme, courage stoïque. Maxime stoïque.
Il s’emploie substantivement pour désigner Celui qui pratique le stoïcisme. C’est un stoïque.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- stoïques — pluriel — /stɔikə/ ou /stoikə/
- stoïque — singulier — /stɔikə/ ou /stoikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stoïque#58602.