stationnaire

stationnaire

adjectif, /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui reste dans la même place. Chez les Romains, soldats stationnaires, soldats distribués en différents lieux pour avertir leur chef de ce qui s'y passait.

    Kaempfer dit que la cigogne demeure dans toute l'année au Japon ; ce serait le seul pays où elle serait stationnaire — Buffon (1707-1788)

    La mouche exécute toutes sortes de vols, et, quand il lui plaît, elle s'arrête en l'air et y devient stationnaire — Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

  2. Terme d'astronomie. Planète stationnaire, celle qui fait une station. Saturne est stationnaire pendant huit jours ; Jupiter quatre ; Mars deux ; Vénus un jour et demi ; et Mercure la moitié d'un jour.

    On appelle stationnaire une planète qui, vue de la terre, paraît pendant quelque temps ne point changer de place, et répondre toujours au même point du ciel — Mathurin-Jacques Brisson (1723-1806)

  3. Terme de médecine. Maladie stationnaire, maladie qui languit dans sa marche. En un autre sens, maladies stationnaires, maladies qui dépendent d'un état ou d'une constitution particulière de l'atmosphère, et qui règnent dans une contrée pendant un certain nombre d'années.

  4. Fig. Qui reste au même point, qui ne fait pas de progrès.

    On verra l'astronomie rester un grand nombre de siècles dans l'enfance ; en sortir et s'accroître dans l'école d'Alexandrie ; stationnaire ensuite jusqu'au temps des Arabes, se perfectionner par leurs travaux ; enfin, abandonner l'Afrique et l'Asie où elle avait pris naissance, se fixer en Europe et s'élever en moins de trois siècles à la hauteur où elle est maintenant parvenue — Laplace (1749-1827)

    Sans doute, du VIe au VIIIe siècle, l'état de la Gaule a changé ; les rapports des hommes, les institutions, les mœurs ont été modifiés, moins cependant qu'on ne pourrait être tenté de le croire ; le chaos était extrême, et le chaos est essentiellement stationnaire — GUIZOT

  5. S. m. Stationnaire, employé qui dirige le télégraphe électrique.

  6. Terme de marine. Petit bâtiment de guerre mouillé en tête d'une rade pour exercer une sorte de police. Tout navire en station.

  7. Diacre qui était de semaine, pour chanter l'évangile à la messe que le pape disait dans les stations.

Étymologie : Provenç. stacionari ; espagn. estacionario ; ital. stazionario ; du lat. stationarius, de statio, station.

Historique : XVIe s. Stationnaire

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui reste au même point, sans avancer ni rétrograder. L’état du malade est stationnaire. La science ne peut rester stationnaire.

  2. STATIONNAIRE s’emploie aussi comme nom masculin, en termes de Marine, et se dit d’un Petit bâtiment de guerre mouillé à l’entrée d’une rade, pour exercer une surveillance sur les bâtiments qui entrent et qui sortent. Le commandant du stationnaire.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • stationnaires — pluriel — /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/
  • stationnaire — singulier — /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stationnaire#58450.

stationnaire

nom, masculin, /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/

Grammaire et formes (2)
  • stationnaires — pluriel — /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/
  • stationnaire — singulier — /stasjɔnɛʁə/ ou /stasjonɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stationnaire#58449.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.