stagnation
nom, féminin, /staɡnasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
État de ce qui est stagnant. La stagnation des eaux.
État du sang et des humeurs qui ne coulent pas ou qui circulent trop lentement, par analogie avec les eaux qui croupissent dans les étangs.
Fig. État de ce qui ne se développe pas. La misère est grande par suite de la stagnation des affaires.
Il n'y eut plus [dans la scolastique], à proprement parler, aucune logique réelle ; et c'est peut-être une des grandes causes de la longue stagnation de l'esprit humain dans le moyen âge — DESTUTT TRACY
L'espèce de stagnation de mœurs dans laquelle elle [l'Espagne d'alors] repose lui sera peut-être utile un jour — Chateaubriand (1768-1848)
Terme de marine. Se dit de la rose des vents quand elle dort.
Étymologie : Lat. stagnare, être stagnant.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état de ce qui est stagnant. La stagnation des eaux. La stagnation du sang, des humeurs.
Il se dit figurément en parlant des Affaires de commerce ou de banque qui languissent, qui sont suspendues. La stagnation des affaires. Le commerce est dans un état de stagnation inquiétant.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- stagnations — pluriel — /staɡnasjɔ̃/
- stagnation — singulier — /staɡnasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stagnation#58397.