stade
nom, masculin, /stadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme d'antiquité. Mesure itinéraire valant 180 mètres.
Comme, outre ces ports, les trois murailles renferment encore une foule de maisons, de temples et de monuments de toute espèce, on peut dire que l'enceinte totale de la ville [Athènes] est de près de deux cents stades — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course, et qui avait un stade de longueur.
On appelait en général stade chez les Grecs l'endroit où les athlètes s'exerçaient entre eux à la course, et celui où ils combattaient sérieusement pour le prix — Rollin (1661-1741)
Comme la lice ou la carrière destinée aux jeux athlétiques n'avait d'abord qu'un stade de longueur, elle prit le nom de sa propre mesure, et s'appela le stade, soit qu'elle eût précisément cette étendue, soit qu'elle fût beaucoup plus longue — Rollin (1661-1741)
Terme de médecine. Chaque période d'une maladie intermittente. Il est dans le stade du froid, du chaud.
Étymologie : Lat. stadium, de στάδιον, dont σπάδιον, suivant les étymologistes, est la forme primitive, lequel se rattache à spatium, espace.
Historique : XIIIe s. En toute la Secille n'est que trois mille estages [var. estades], et estages sont en grezois ce que nos appelons milliers, et que li François apelent lieue, mais il ne sont mie pareil XIVe s. Les hystoires dient que Milon mengeoit un beuf en un jour et que il le portoit tout le cours d'une estade sans arrester
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Antiquité grecque — Mesure de longueur valant à peu près 180 mètres. Il courut vingt stades sans se lasser. Tel lieu est distant de telle ville de trente stades. Huit stades valent un mille romain.
Il se disait, par extension, d’une Carrière, d’une enceinte ayant cette longueur et où les Grecs s’exerçaient à la course. Courir dans le stade. Gagner le prix du stade.
En termes de Médecine, il désigne Chaque période ou degré d’une maladie intermittente.
Il s’emploie dans un sens analogue en termes de Philosophie. Les différents stades de la connaissance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- stades — pluriel — /stadə/
- stade — singulier — /stadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stade#58385.