stabilité

stabilité

nom, féminin, /stabilite/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Qualité de ce qui est stable, solidité. La stabilité d'un édifice. Ce pont de bois manque de stabilité (en ce sens on dit plutôt solidité).

    La stabilité d'un si bel ordre [du ciel et du monde] ne servait plus qu'à leur persuader que cet ordre avait toujours été, et qu'il était de lui-même — Bossuet (1627-1704)

  2. Fig. Il se dit des choses qui se maintiennent, comme fait un édifice stable.

    Apprenez où est la prudence, où est la force, où est l'intelligence, afin que vous sachiez en même temps où est la stabilité de la vie — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Une religion [le protestantisme] qui n'avait pas même de stabilité dans ses confessions de foi — Bossuet (1627-1704)

  3. Fig. Qualité qui soutient le cœur contre les impulsions de la légèreté.

    Une foi vive est le fondement de la stabilité que nous admirons dans Marie-Thérèse — Bossuet (1627-1704)

  4. État de permanence dans un lieu. Faire vœu de stabilité dans une communauté religieuse. Avoir droit de stabilité.

  5. Terme de mécanique. Propriété qu'un corps dérangé de son état d'équilibre a de revenir à cet état. Terme de marine. Propriété que l'on donne à un corps flottant, pour qu'il reste dans son assiette ou tende à y revenir facilement.

  6. Permanence d'une combinaison.

    Puisque les acides donnent plus de stabilité à l'eau oxygénée, c'est sans doute en se combinant avec le peroxyde d'hydrogène — Louis Jacques Thénard (1777-1857)

Étymologie : Provenç. estabilitat, stabilitat ; espagn. estabilidad ; ital. stabilità ; du lat. stabilitatem, de stabilis, stable.

Historique : XIIe s. Sire Deus, chi fundas la terre sur la sue estabilitet Il [Philippe Auguste] a donné à ses bourgeois de Tornai estaulité de pais et commugne Iluekes sunt andui lié e ajusté, Qu'il serunt mais amis en estabilité, E d'ambes parz i furent li serement juré XIIIe s. Qui en lui [la fortune] cuide estableté, Je le tieng bien por fol prové

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Caractère de ce qui est stable. La stabilité d’un édifice. Ce pont de bois n’a pas de stabilité, manque de stabilité.

  2. Il s’emploie aussi figurément. La stabilité d’un état. La stabilité du pouvoir. La stabilité ministérielle. Il n’y a pas de stabilité dans les choses du monde.

  3. En termes de Mécanique, il désigne la Propriété qu’un corps écarté de son état d’équilibre a de revenir à cet état. Ce navire a peu de stabilité.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • stabilités — pluriel — /stabilite/
  • stabilité — singulier — /stabilite/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée stabilité#58380.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.