spoliation
nom, féminin, /spɔljasjɔ̃/ ou /spoljasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de spolier. Il fut victime d'une infâme spoliation.
Il se dit des monuments qu'on dépouille.
Quoique, depuis l'adoption du christianisme, les tombeaux des rois et des grands fussent ordinairement dans l'enceinte des monastères.... leur spoliation offrait trop d'appât et de facilité pour ne pas devenir très commune — LEGRAND D'AUSSY
Terme d'administration. Soustraction des valeurs que contient une lettre.
Le chargement ne prévient que la soustraction des lettres, et ne met pas obstacle à la spoliation des valeurs qu'elles peuvent contenir,
Étymologie : Provenç. expoliatio ; espagn. expoliacion ; ital. spogliagione ; du lat. spoliationem ; de spoliare, spolier.
Historique : XVIe s. Je ne vouloie pas donner occasion de juste action à mon adversaire de spoliation, me mectant en possession du benefice par sa mort [supposée]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action par laquelle on dépossède par violence ou par fraude. Il éprouve une véritable spoliation. Ce sont d’infâmes spoliations.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- spoliations — pluriel — /spɔljasjɔ̃/ ou /spoljasjɔ̃/
- spoliation — singulier — /spɔljasjɔ̃/ ou /spoljasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée spoliation#58257.