soutane
nom, féminin, /sutanə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Anciennement, vêtement laïque qui descendait jusqu'aux pieds.
Particulièrement. Habit long et boutonné de haut en bas que portent les ecclésiastiques. Fig. État ecclésiastique. Il a pris, il a quitté la soutane.
Sur la fin de ses jours, il prit la soutane, mais ne se fit pas prêtre — Pellisson (1624-1693)
Il [l'abbé de Polignac, depuis cardinal] est présentement un abbé de Versailles, et n'a plus cette grande soutane où il était enseveli — Mme de Sévigné (1626-1696)
Autrefois les médecins aussi portaient une soutane.
Si les médecins n'avaient des soutanes et des mules.... — Pascal (1623-1662)
Étymologie : Bourguig. sôtane ; espagn. sotana ; ital. sottana ; du bas-lat. subtaneum, subtana ; du latin subtus, sous. Le mot vient de subtus, tant à cause de sa forme, qu'à cause de l'italien sottana qui signifie cotillon, jupe de dessous.
Historique : XVIe s. Pour se bien desguiser, il avoit mis une grande juppe de veloux appelée vulgairement une sotane
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Vêtement boutonné du haut en bas et tombant jusqu’aux pieds, que portent les ecclésiastiques. Soutane noire. Soutane rouge. Soutane violette. Le pape porte une soutane blanche.
Il désigne, au figuré, l’état ecclésiastique. Il a pris la soutane. Il a quitté la soutane.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soutanes — pluriel — /sutanə/
- soutane — singulier — /sutanə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soutane#58022.