souscription
nom, féminin, /suskʁipsjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de souscrire, de mettre sa signature au bas d'un acte pour l'approuver.
Pour l'ordination des pasteurs, qu'on prenne la souscription des clercs, le consentement des magistrats et du peuple — Fénelon (1651-1715)
La souscription d'une lettre, la signature de celui qui l'a écrite avec les formules ordinaires de compliment.
Autrefois, continua le commandeur, on ménageait beaucoup plus les termes de civilité dans les souscriptions, qu'on ne fait présentement — CAILLIÈRES
Depuis la fin du XVIIe siècle, nom donné à toute entreprise, formée entre plusieurs personnes, dans laquelle chacun de ceux qui y concourent s'engage à fournir une certaine part de la somme nécessaire. On a déjà pour cent mille francs de souscriptions. Souscription pour un acte de bienfaisance. Les sommes mêmes qui sont fournies.
Vous vantez avec justice.... des souscriptions que les Anglais ont ouvertes en faveur de leurs ennemis mêmes — Voltaire (1694-1778)
Il anime tout le quartier : on fait une souscription pour la jeune demoiselle si cruellement traitée — Voltaire (1694-1778)
Méthode, dite nouvelle au commencement du XVIIIe siècle, de publier les livres, en s'assurant d'avance d'un certain nombre d'acheteurs qu'on invite par un programme, et qui se font inscrire, à des conditions déterminées, chez le libraire ou chez l'auteur. La reconnaissance que le libraire donne à celui qui a souscrit.
Le libraire doit distribuer, avec le prospectus, au moins une feuille d'impression de l'ouvrage qu'il proposera par souscription
Je ne sais comment iront les souscriptions [pour le Commentaire sur Corneille] ; mais je travaille à bon compte — Voltaire (1694-1778)
Sur le turf, synonyme d'engagement. Une course compte beaucoup de souscriptions, quand beaucoup de chevaux sont engagés.
Étymologie : Provenç. sotzescriptio ; espagn. subscription ; ital. soscrizione ; du lat. subscriptionem, de subscribere, souscrire.
Historique : XVIe s. Qu'on ait le temoignage des gouverneurs, la subscription du clergé, le consentement du senat et du peuple....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Signature qu’on me au-dessous d’un acte pour l’approuver. Ils ont approuvé cet acte par leur souscription, par leurs souscriptions.
Souscription d’une lettre, Signature de celui qui l’a écrite, accompagnée de certains termes de civilité, comme Votre très humble, votre très dévoué, etc. La souscription de cette lettre n’était pas assez respectueuse. Il est vieux.
SOUSCRIPTION se dit aussi de l’Engagement pris de fournir une certaine somme pour quelque entreprise, pour quelque dépense. On déjà pour trois cent mille francs de souscriptions. Ouvrir une souscription. Payer le montant de sa souscription. Souscription pour un monument, pour une oeuvre de bienfaisance. La souscription est close.
Il désigne particulièrement, en termes de Librairie, l’Engagement de prendre, moyennant un prix convenu, un ou plusieurs exemplaires d’un livre, d’un ouvrage qui doit être publié. Les conditions de la souscription. Cet ouvrage a été publié par souscription. Prix de souscription.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- souscriptions — pluriel — /suskʁipsjɔ̃/
- souscription — singulier — /suskʁipsjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée souscription#58011.