sournois
adjectif, /suʁnwa/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est caché et dissimulé. Substantivement. Personne sournoise.
On voit briller la cité génevoise, Noble cité, riche, fière et sournoise — Voltaire (1694-1778)
Il avait un air sombre, une mine sournoise — LA CHAUSSÉE
Étymologie : Berry, sournais, sornais ; ital. sornione, susornione. Diez émet diverses conjectures : d'abord il le rapproche de l'anc. franç. sorne, crépuscule, provenç. sorn, sombre, et demande si le kimri swrn-ach, gronder, cornique sorren, être de mauvaise humeur, n'aurait point passé de son sens abstrait à celui d'obscur ; puis, trouvant le portug. soturno, le piémontais saturno, le sarde saturnu, le génev. saturne, qui signifient sournois et dans lesquels il voit le lat. taciturnus, il pense que le sorn provençal et le sournois français pourraient avoir cette origine. Ménage, auquel Scheler se joint,
Historique : XVIe s. Un sournois
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est dissimulé, qui a un caractère en dessous. Cet enfant est sournois. Substantivement, C’est un sournois, une sournoise.
Il se dit aussi des Choses. Humeur sournoise. Air sournois. Conduite sournoise.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (3)
- sournois — masculin — /suʁnwa/
- sournoises — pluriel féminin — /suʁnwazə/
- sournoise — singulier féminin — /suʁnwazə/
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