sourdement
adverbe, /suʁdəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière sourde, peu retentissante.
Elle [la mer] grondait sourdement, et ses flots n'étaient presque plus que comme les sillons qu'on trouve dans un champ labouré — Fénelon (1651-1715)
Quelque temps après, les malades croient entendre la voix d'Esculape, soit qu'elle leur parvienne par quelque artifice ingénieux, soit que le ministre, revenu sur ses pas, prononce sourdement quelques paroles autour de leur lit — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)
Fig. D'une manière secrète et cachée.
La femme de l'ami [la reine] a fort pleuré ; on a dit sourdement qu'elle irait au voyage, si son mari y allait — Mme de Sévigné (1626-1696)
Ainsi tout ce qu'on fait contre M. de Cambrai est un attentat ; tout ce qu'il fait sourdement est bon — Bossuet (1627-1704)
Fig. D'une manière peu éclatante, peu marquée.
Il [un oiseau] a tout le dessus du corps olivâtre foncé, varié sourdement par des ondes d'un brun plus sombre — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Sourde, et le suffixe ment.
Historique : XVIe s. [Je désire mourir] quietement et sourdement Quand St-Ofange fut averti que le duc son general traitoit sourdement avec le roi,...
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière sourde, peu retentissante. Le tonnerre grondait sourdement.
Il signifie, au figuré, D’une manière secrète et cachée. Négocier sourdement. Des bruits sourdement répandus.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- sourdement — forme de base — /suʁdəmɑ̃/
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