soupirant
adjectif, /supiʁɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui soupire. Particulièrement, qui soupire d'amour.
Que fait autour de notre porte Cette soupirante cohorte ? — La Fontaine (1621-1695)
Ô union de deux cœurs qui ne veulent plus être qu'un ! ô cœurs soupirants après l'unité ! — Bossuet (1627-1704)
s. m.Celui qui aspire à se faire aimer d'une femme. Un soupirant d'amour.
Et de là nous pouvons tirer ces conséquences, Qu'on n'acquiert point leurs cœurs [des hommes] sans de grandes avances, Qu'aucun pour nos beaux yeux n'est notre soupirant — Molière (1622-1673)
Et, grossissant ma cour d'esclaves différents, J'écoute les soupirs, et ris des soupirants — Thomas Corneille (1625-1709)
Étymologie : Soupirer.
Historique : XIIIe s. Pour c'est fole chose de nous, Dames qui sons [sommes] mal percevans, Quant cortoisie et biaus semblanz Nous maine à cortoisie fere ; Lors cuident tout lor autre afere Cil souspirant avoir trové
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- soupirantes — pluriel féminin — /supiʁɑ̃tə/
- soupirants — pluriel masculin — /supiʁɑ̃/
- soupirante — singulier féminin — /supiʁɑ̃tə/
- soupirant — singulier masculin — /supiʁɑ̃/
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