soupirail
nom, masculin, /supiʁaj/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ouverture pratiquée à la partie inférieure d'un bâtiment, pour donner de l'air, du jour à une cave, à un souterrain.
Sur ses pas au barreau la troupe s'achemine, Et bientôt, dans le temple, entend, non sans frémir, De l'antre redouté les soupiraux gémir — Boileau (1636-1711)
Il [Satan] avait visité les sanctuaires du mensonge et de l'imposture, l'antre de Trophonius, les soupiraux de la sibylle — Chateaubriand (1768-1848)
Par extension, fissures par où s'échappent des exhalaisons.
Ces fentes, dont quelques-unes descendent à plusieurs centaines de toises, sont les grands soupiraux par où s'échappent les vapeurs grossières — Buffon (1707-1788)
Baie pratiquée à plomb dans le sommet d'une voûte. Soupirail d'aqueduc, ouverture dans l'extrados de la voûte. En métallurgie, ouvertures pratiquées dans le bouge des meules de carbonisation.
Étymologie : Provenç. sospiralh ; du lat. suspirare (voy. SOUPIRER).
Historique : XVe s. Le souspirail de la cave XVIe s. Guerre faicte sans bonne provision d'argent n'a qu'un souspirail de vigueur N'ayans autres souspiraux, ny autres issues Tant de souspiraux, dont il souffle tantost le chaud, tantost le froid, et dont il sort tant de fumée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ouverture pratiquée à la partie inférieure d’un édifice, pour donner un peu d’air et de jour à une cave, à un sous- sol, etc. Au pluriel, Des soupiraux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soupiraux — pluriel — /supiʁo/
- soupirail — singulier — /supiʁaj/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soupirail#57966.