soupe
nom, féminin, /supə/
Définitions
Préparation culinaire liquide, souvent à base de légumes, servie chaude.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Repas du soir, souvent simple et pris en commun, évoquant une ambiance conviviale et familiale.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — ébauche — en attente de relecture · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (9 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sorte d'aliment fait de potage et de tranches de pain, ou même de pâtes, de riz, etc. et qui se sert avant tout autre mets. Une soupe au vermicelle. Une soupe à la semoule. Soupe grasse. Soupe maigre. Soupe aux herbes. Soupe à la purée. Soupe au lait. Dès qu'on a mangé la soupe, dès le matin, à cause de l'habitude, très répandue, de manger le matin de la soupe. Dès la soupe, dès le commencement du repas. Par dénigrement, marchand de soupe, maître de pension. Soupe économique, sorte de soupe faite non avec de la viande, mais avec des os. Soupe jacobine, voy. JACOBIN. Fig. S'emporter comme une soupe au lait [le lait chauffé se gonfle et déborde], s'irriter facilement et promptement. Fig. La soupe à l'oignon, se dit, dans l'argot des artistes, de tous ceux qui ont passé par l'École des beaux-arts et qui sont arrivés, de façon ou d'autre, par la filière administrative. Soupe au lait, soupe de lait, se dit adjectivement des chevaux qui sont d'un blanc tirant sur l'isabelle, et des pigeons de la même couleur. Chevaux soupe de lait. Jument soupe au lait. Pigeons soupe de lait.
Et lui qui pour la soupe avait l'esprit subtil — Mathurin Régnier (1573-1613)
Ils s'ennuyaient particulièrement de ne point manger la soupe — Pellisson (1624-1693)
Par extension, dîner en général. Venez manger ma soupe, locution blâmée par Mme de Genlis, Mém. t. v, p. 92, dans POUGENS, mais sans fondement. Soupe des rentiers, s'est dit jadis pour un ordinaire peu succulent.
Allons, venez manger ma soupe, vous me donnerez à souper ce soir — Marivaux (1688-1763)
Bonjour, ma nièce ; venez-vous manger la soupe avec nous ? — Mme de Genlis (1746-1830)
Par antonomase, tranche de pain coupée mince, qu'on met dans la soupe. Mettez deux ou trois soupes dans ce bouillon. Une soupe de pain. Tailler la soupe, couper du pain par tranches pour le mettre dans le potage. Tremper la soupe, mettre les tranches de pain dans le potage quelque temps avant de le servir, afin qu'elles s'humectent. Populairement et fig. Tremper une soupe, rosser. Je vais te tremper une soupe. Trempé, mouillé comme une soupe, très mouillé.
Les bedeaux, distributeurs discrets de ces fragments consacrés [pain bénit offert par un riche personnage], auront de quoi tremper leurs soupes pendant huit jours, et pourront manger leurs potages au pain bénit — MERC.
Soupe au vin, soupe au perroquet, soupe à perroquet, tranches de pain dans du vin. Ivre comme une soupe, se dit d'un homme qui a beaucoup bu et s'est enivré. Soupe en vin, sorte de couleur rouge.
Tantale est ivre comme une soupe — Boileau (1636-1711)
Les draps et autres étoffes qu'ils teindront et feront teindre en grandes et hautes couleurs, comme écarlate, cramoisi, soupe en vin, et autres couleurs parfaites,
Préparation alimentaire consistant en fourrages verts ou secs que l'on a fait infuser dans l'eau chaude (thé de foin), ou que l'on fait cuire. Les soupes se donnent à tous les animaux, mais principalement au bétail à l'engrais, aux élèves et aux femelles laitières ; on y fait entrer du foin, du regain, des racines et tubercules, des feuilles, des débris de jardin.
Soupe crottée, ancien potage ou ragoût.
Tabac frisé roulé dans une demi-feuille de choix.
Étymologie : Bourguig. sôpe ; wallon, sop ; provenç. espagn. et ital. sopa ; du germanique : allem. Suppe ; isl. sup ; suéd. soppa ; holl. sop, mots qui signifient bouillon, potage, ragoût. L'étymologie montre que le sens primitif de soupe est potage ; mais l'antonomase qui a donné à ce mot le sens de tranche de pain est très ancienne.
Historique : XIIIe s. Brouet de gelines et soupes en vin bien trempé Et quant la messe fu faite, si fist li rois aporter pain et vin, et fist tailler des soupes et en manga une C'est une taverne planiere Dont Fortune la taverniere Trait aluine et piment en coupes Por faire à tout le monde soupes Puisque vous m'avés faite coupe [faute], Je vous ferai d'autel pain soupe XIVe s. Souvent il mengeoit des naviaux.... D'un harenc, d'une soupe à l'oile, Par deffaut de bonne viande Là ont nos bons François prins les meilleurs hostelz ; Prindrent la soupe en vin nos signeurs naturelz Il dit à Thomas qu'il n'estoit m…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Potage, aliment liquide dans lequel trempe ordinairement du pain et qu’on sert au commencement du repas. Soupe grasse. Soupe maigre. Soupe à la tortue. Soupe aux herbes. Soupe à l’oignon. Soupe aux choux. Soupe au lait. Une bonne soupe. Faire mitonner la soupe. Servir la soupe. Une assiette de soupe.
Tailler la soupe, Couper du pain par tranches pour les mettre dans le potage.
Tremper la soupe, Verser le bouillon sur les tranches de pain, un moment avant de servir le potage.
Fig. et fam., Trempé comme une soupe, Très mouillé.
Fig. et fam., S’emporter comme une soupe au lait, Se mettre facilement, promptement en colère. Au moindre mot, il s’emporte comme une soupe au lait. C’est une soupe au lait.
Un cheval soupe de lait, un pigeon soupe de lait ou de plumage soupe de lait, Un cheval qui est d’un blanc tirant sur l’isabelle, un pigeon de la même couleur.
Fig. et fam., Cela vient comme des cheveux sur la soupe. Voyez
CHEVEU.
Prov., La soupe fait le soldat, On ne peut rien tirer d’un soldat qui est mal nourri.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soupes — pluriel — /supə/
- soupe — singulier — /supə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soupe#57956.