soumis
adjectif, /sumi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé
Qui est mis sous l'autorité. Filles soumises, voy. FILLE, n° 11. Terme de fortification. On dit d'un ouvrage qu'il est soumis à un autre, pour dire qu'il en est dominé.
J'ordonne, poursuit-il [le Seigneur], que tout lui soit soumis [à Nabuchodonosor], jusqu'aux animaux — Bossuet (1627-1704)
Elle [l'âme] se tourmente de voir son bien si détaché d'elle-même, si exposé au hasard, si soumis au pouvoir d'autrui — Bossuet (1627-1704)
Qui obéit. Il se dit des choses.
Le vrai intérêt de ceux qui gouvernent est d'intéresser aussi à leur conservation les peuples soumis — Bossuet (1627-1704)
Ces gens qui, par une âme à l'intérêt soumise, Font de dévotion métier et marchandise — Molière (1622-1673)
Absolument. Disposé à l'obéissance. Un fils soumis et respectueux. Il se dit des choses.
Sophie semble pressentir ces emportements et le regarde ; ce seul regard le désarme et l'intimide : il est plus soumis qu'auparavant — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Il [l'abbé] est le complaisant soumis de madame, assiste à sa toilette, surveille la maison — MERC.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (3)
- soumis — masculin — /sumi/
- soumises — pluriel féminin — /sumizə/
- soumise — singulier féminin — /sumizə/
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