souloir
verbe, /sulwaʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
v. n.
Terme vieilli dont il ne reste que l'imparfait, à peine encore usité quelquefois. Avoir coutume.
Quel soin.... Fait que je ne suis plus ce que je soulais être ? — Mathurin Régnier (1573-1613)
En grande estime il soulait être — Scarron (1610-1660)
Étymologie : Provenç. et espagn. soler ; portug. soer ; ital. solere ; du lat. solere.
Historique : Xe s. Si cum il semper solt haveir XIe s. Jà c'est Rolanz qui tant vus soelt amer XIIe s. Et les douz mots que [je] soil à lui [elle] parler Nous li soliens vaincre et finer les estors [les combats] XIIIe s. L'en sieult dire, et voirs est, ce cuit [je pense] : Encontre vezié, recuit [à bon chat, bon rat] XIVe s. Ceux qui seulent mengier et boire indifferemment ce que est mis devant eulx XVe s. Ainsi comme en icelle morte saison les gentilshommes se seulent esbattre à chasser aux lievres.... le bon Bouciquaut, par maniere de soulas, s'esbattoit à chasser aux ennemis XVIe s. Je souloys jadiz boy…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- souloir — infinitif — /sulwaʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée souloir#57945.