souillure

souillure

nom, féminin, /sujyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Ce qui souille, ce qui salit. Des vêtements couverts de souillures. Chez les Juifs, souillures légales, l'impureté contractée soit par quelque maladie, soit par certains accidents. En un sens analogue.

    Vous apprendrez aux enfants d'Israël à se garder de l'impureté, afin qu'ils ne meurent point dans leurs souillures — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Tu vas parcourir les pays habités par les chrétiens ; il est impossible que tu n'y contractes bien des souillures — Montesquieu (1689-1755)

  2. Fig. Ce qui est comparé à une souillure, à une tache.

    Chaque instant de ma vie est chargé de souillures — Molière (1622-1673)

    Le sang de Jésus-Christ est plus puissant pour laver nos souillures, que notre corruption ne saurait l'être pour en contracter — Massillon (1663-1742)

Étymologie : Souiller.

Historique : XVIe s. Ainsi la maison paternelle Ne vous fera brin de souilleure, Mais bien vous la rendrez meilleure Les souilleures du peché Les manicheens .... disoient pourquey fit Dieu l'home de la soillure de le terre, que Latins appellent limum

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Tache, saleté sur quelque chose; il ne s’emploie guère qu’au figuré. C’est une souillure à son honneur, à sa réputation. La souillure de l’âme. La souillure du péché.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • souillures — pluriel — /sujyʁə/
  • souillure — singulier — /sujyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée souillure#57929.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.