souillon

souillon

nom, /sujɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Terme familier. Celui ou celle qui salit ses habits. Il se dit le plus ordinairement des enfants, des petites filles. Un petit souillon. Une petite souillon.

    Vous l'eussiez pris pour un souillon Qui n'est couvert que d'un haillon — Scarron (1610-1660)

    Je vous eusse prié de la faire paraître ; Mais j'ai craint, en suivant ma curiosité, Quelque souillon d'habit qui m'en eût dégoûté — Thomas Corneille (1625-1709)

  2. Souillon de cuisine, ou, simplement, souillon, servante employée à la vaisselle et à d'autres bas offices où l'on se salit beaucoup.

  3. Il s'est dit pour torchon.

    Où le lit reposait aussi noir qu'un souillon — Mathurin Régnier (1573-1613)

Étymologie : Souiller.

Historique : XVIe s. Là n'eut officier de la maison du roi, des plus grands jusques aux souillons de cuisine, qui n'eussent leurs harnois Le souillon de cuisine

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. des deux genres

  1. Celui, celle qui tache, qui salit ses vêtements, qui est malpropre. Un souillon. Une petite souillon. Il est familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • souillons — pluriel — /sujɔ̃/
  • souillon — singulier — /sujɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée souillon#57928.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.