soufré
adjectif, /sufʁe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
part. passé
Pénétré, enduit de soufre. Chemise soufrée. Allumette soufrée. Vin soufré.
La vapeur soufrée du marais stygien, qui s'exhalait sans cesse par cette ouverture, empestait l'air — Fénelon (1651-1715)
Il n'y a pas d'autre remède pour lui que de venir cicatriser la plaie de ses poumons à l'air soufré de Pouzol — GALIANI
Terme d'histoire naturelle. Qui est d'un jaune de soufre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- soufrées — pluriel féminin — /sufʁe/
- soufrés — pluriel masculin — /sufʁe/
- soufrée — singulier féminin — /sufʁe/
- soufré — singulier masculin — /sufʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soufré#57919.
soufre
nom, masculin, /sufʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Minéral d'un jaune clair très inflammable, et qui exhale en brûlant une odeur forte et insupportable. Le soufre est un corps simple. Fig. Soufre vif, soufre naturel. Fleur de soufre, soufre sublimé. Soufre lavé, soufre sublimé qui a été dépouillé entièrement de l'acide sulfurique qu'il contient naturellement par des lavages prolongés avec l'eau distillée et chaude. Le soufre porphyrisé et lavé était appelé autrefois crème de soufre. Soufre en canon, soufre auquel on donne, dans les moules, une forme de bâton rond.
Le soufre, dont la découverte remonte à l'antiquité la plus reculée, est solide, jaune citron, très friable, insipide — Louis Jacques Thénard (1777-1857)
Il sème, en regardant, du soufre dans les âmes — Mathurin Régnier (1573-1613)
Soufre doré d'antimoine, poudre qui se précipite quand on verse un acide faible dans les eaux d'où le kermès minéral s'est précipité. Soufre rouge, arsenic sulfuré. Foie de soufre, combinaison d'un alcali fixe avec le soufre. Magistère du soufre, préparation obtenue par la précipitation d'une solution d'un sulfure de potasse, au moyen du vinaigre ou d'un acide.
Soufre végétal, voy. LYCOPODE.
Terme d'alchimie. Se disait d'un principe actif imaginaire que l'on prétendait trouver dans tous les corps mixtes.
L'infatigable Homberg disait que ce qu'on appelle le soufre principe n'est autre chose que le feu lui-même — Voltaire (1694-1778)
Empreinte que l'on prend sur des tablettes de soufre.
Un assortiment de soufres, où vous trouverez ces empreintes de tous les plus beaux antiques — Mme de Genlis (1746-1830)
Étymologie : Wallon, soûf ; provenç. solfre, sulpre, solpre ; catal. sofre ; espagn. asufre ; portug. xofre ; ital. solfo ; du lat. sulfurem, soufre, que l'on a rapproché du sanscr. çulvâri, soufre.
Historique : XIIIe s. Car tuit [les métaux] par diverses manieres Dedens les terrestres minieres De soufre et de vif argent nessent, Si cum li livres le confessent XVIe s. Soulphre vif
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Corps simple, métalloïde, sec, friable, de couleur jaune, qui brûle avec une flamme bleue et qui exhale, en brûlant, une odeur forte et suffocante. Fleur de soufre. Soufre en canon. Vapeur de soufre. être suffoqué par l’odeur de soufre. Cela sent le soufre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soufres — pluriel — /sufʁə/
- soufre — singulier — /sufʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soufre#57912.