soudure
nom, féminin, /sudyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Composition ou mélange de divers métaux et minéraux, qui sert à unir ensemble des pièces de métal. Soudure grasse, celle dans laquelle domine l'étain ; on dit par opposition soudure maigre. Soudure au tiers, mélange de deux parties de plomb avec une partie d'étain. Soudure à huit, soudure des orfévres, composée d'une partie de cuivre sur sept d'argent.
En fondant l'étain à partie égale avec le plomb, l'alliage est ce que les plombiers appellent de la soudure ; et ils l'emploient en effet pour souder leurs ouvrages en plomb — Buffon (1707-1788)
Travail de celui qui soude. Soudure bien faite. Boîte à soudure, petit coffret où les bijoutiers mettent les paillons.
Endroit par où les deux pièces de métal sont soudées. Le tuyau est crevé à la soudure. Fig. Endroit d'une œuvre d'art où l'on a ajouté ou supprimé quelque chose. Soudure malhabile.
Terme de métallurgie. Propriété qu'ont quelques métaux de s'unir à eux-mêmes à une haute température.
Les maçons donnent le nom de soudure au plâtre serré qui sert à raccorder des enduits.
Terme de botanique et d'anatomie. Union intime entre deux organes différents.
Étymologie : Souder ; wallon, sôdeur.
Historique : XIVe s. La maniere de ramener es plaies beles soudeures [cicatrices] XVe s. [Les murs du châtel] estoient hauts malement et de pierre dure, et ouvrés jadis de mains de Sarrasins, qui faisoient les soudures si fortes et les ouvrages si estranges que ce n'est point de comparaison à ceux de maintenant XVIe s. L'acier, au lieu de sa soudure, Est plus fort qu'ailleurs et plus ferme Ces partages [de biens entre frères], et que la richesse de l'un soit la pauvreté de l'autre, cela destrempe merveilleusement cette soudure fraternelle Ils [Lycurgue et Platon] n'ont peu croire que nostre société se peus…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Composition métallique fusible, qui sert à souder, à unir ensemble des pièces de métal.
Il se dit aussi de l’Action de souder et du Résultat de ce travail. Ce tuyau est bon, mais la soudure est mal faite.
Il se dit encore de l’Endroit par où les deux pièces de métal sont soudées. Le tuyau est crevé à la soudure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soudures — pluriel — /sudyʁə/
- soudure — singulier — /sudyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soudure#57879.