soudard

soudard

nom, masculin, /sudaʁ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme familier. Homme qui a longtemps servi à la guerre et qui en a les habitudes ; il se prend en mauvaise part, soit par moquerie, soit pour exprimer la grossièreté ou la barbarie. Fig.

    Ta maison et tes biens saccagés des soudards — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Onc ne fut un meilleur soudart — Scarron (1610-1660)

Étymologie : Solde, et la finale ard souvent péjorative ; picard, seudard, souderd.

Historique : XVe s. Ne soyons point si vilains et hagards, Que de laisser ce bon vin auz souldards Qui nous font tant d'outrage Je ne congnois où je puisse servir, L'arriere ban a fait crier vieillesse, Las ! fauldra il son soudart devenir ? XVIe s. À ces mots de Pluton, on voit de toutes parts Sortir du creux manoir les plus braves soldarts Il distribua à ses soudards les terres conquises sur les ennemis Ses propos [d'un bravache] seront à l'equipolent ; car un homme est mort, si ce soudard courroucé l'a seulement regardé de travers

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Vieux mot dont on se sert dans la conversation familière, en parlant d’un Homme qui a longtemps servi à la guerre et qui est brutal, grossier. C’est un vrai soudard. Un langage, des manières de soudard.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • soudards — pluriel — /sudaʁ/
  • soudard — singulier — /sudaʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soudard#57869.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.