souci

souci

nom, masculin, /susi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 3

s. m.

  1. Souci d'hanneton, voy. HANNETON et SOURCIL.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Souci des jardins, plante composée à capitules jaunes, radiés, qui répandent une forte odeur, calendula officinalis, L. Familièrement. Être jaune comme un souci, comme souci, avoir le visage extrêmement jaune. Couleur de cette fleur. Un foulard souci. L'orange et le souci.

    Florise parut ce qu'une belle anémone paraîtrait parmi des soucis — Fénelon (1651-1715)

    Mes jeunes rivaux, ma chère, Ont le ciel si gai ! Chez eux la rose foisonne, Chez moi le souci — Béranger (1780-1857)

  2. Souci des champs, calendula arvensis, L.

  3. Souci d'eau, populage, renonculacée, caltha palustris, L.

Étymologie : Lat. solsequium, de sol, soleil (voy. ce mot), et sequi, suivre ; parce que les capitules semblent suivre en leur inclinaison le côté où brille le soleil ; comparez tournesol.

Historique : XIVe s. Solsequium, soucicle XVIe s. Mais il y eut de la soucie : Voilà qui me trouble le sens De vos jardins arrachez le soucy Les myrmecies seront curées, y appliquant dessus du pourpied pilé, ou feuilles de soulcy avec un peu de sel

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Soin accompagné d'inquiétude. Familièrement. C'est là le moindre de mes soucis, le cadet de mes soucis, je ne m'en inquiète nullement. Vous ne vivrez pas longtemps, vous prenez trop de souci, se dit à ceux qui se mêlent mal à propos des affaires d'autrui.

    Elle qui n'a souci de moi, ni de mes larmes — Malherbe (1555-1628)

    Et moi qui, jeune encore, en mes plaisirs m'égaie, Il faudra que je change et malgré que j'en aie, Plus soigneux devenu, plus froid et plus rassis, Que mes jeunes pensers cédent aux vieux soucis — Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Fig. et poétiquement. Objet pour lequel notre inquiétude est éveillée.

    Beauté, mon beau souci, de qui l'âme incertaine A, comme l'océan, son flux et son reflux — Malherbe (1555-1628)

    Touche, je veux t'aimer, tu seras mon souci — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Un sans-souci, voy. SANS-SOUCI.

Étymologie : Substantif fait du verbe soucier ; bourg. sôci.

Historique : XIVe s. Moult estoit de laide figure, Soussy fu par nom appellés Par foi, or voi je bien, le cuer avez failli, Que vous voi maintenant entrer en ce soussi XVe s. Bon cidre oste le soussy D'un procès qui me tempeste XVIe s. Mais, monseigneur, quant tout est dist, mon principal soucy est de vostre santé Les enfans sans souci Soucis mondains Pour charmer mon souci, Page, verse à longs traits du vin dedans ce verre .... Et que daignez avoir souci de mon souci Aime-t-il point une autre amie Depuis qu'il s'en alla d'ici, Ou s'il m'a tousjours en souci ? Ses parents [de Caton], ses domestiques et bea…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Plante de la famille des Composées, donnant une fleur jaune, radiée, qui a une odeur forte. Une fleur de souci. Souci des jardins. Souci des champs.

  2. Il se dit aussi de la Fleur même. Cueillir des soucis. Couleur de souci.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • soucis — pluriel — /susi/
  • souci — singulier — /susi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée souci#57851.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.