soubrette
nom, féminin, /subʁɛtə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de théâtre. Suivante de comédie. Familièrement et par mépris, femme subalterne et intrigante. Elle fait la dame, et ce n'est qu'une soubrette.
Les soubrettes sont comme les bigottes, elles font des actions charitables pour se venger — Lesage (1668-1747)
Mlle Camille joue très joliment les soubrettes — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Espagn. sobretarde, d'après Ed. Fournier, sur le tard, à la brune, la soubrette étant primitivement la servante entremetteuse qui, vers le soir, allait porter des lettres d'amour.
Historique : XVIe s. Soubrette, ruffiannella
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Nom que l’on donne, au théâtre, aux suivantes de comédie. Rôle de soubrette. Jouer les soubrettes. L’emploi de soubrette. Une soubrette de Molière.
Il se dit, dans le langage familier, d’une Servante accorte et délurée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soubrettes — pluriel — /subʁɛtə/
- soubrette — singulier — /subʁɛtə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soubrette#57842.