sotie

sotie

nom, féminin, /sɔti/ ou /soti/

Voir aussi : variante sottie

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Pièce de notre ancien théâtre (XVe siècle et commencement du XVIe siècle), sorte de satire allégorique dialoguée, où les personnages étaient censés appartenir à un peuple imaginaire nommé le peuple sot ou fol, lequel représentait, aux yeux des spectateurs, les dignitaires et personnages du monde réel. Ainsi le sot juge était un juge quelconque ; la mère sotte était l'Église, et ainsi de suite pour tous les états.

Étymologie : Sot, au sens de fou, ces pièces ayant été ainsi qualifiées à cause des bouffonneries.

Historique : XIIIe s. Se je me fes damace par me [ma] sotie, et à autrui aussi, je ne sui pas escusé de l'autrui damace por le mien XVIe s. Comme dit Gratian du Pont en son art de rhetorique, qui voudra sçavoir le nombre des lignes qu'il faut en monologues, dialogues, farces, sotties et moralitez, soit adverti que quand monologue passe deux cens vers, c'est trop ; farces et sotties cinq cens, moralitez mille ou douze cens au plus....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Nom de certaines pièces satiriques du vieux théâtre français, où figuraient des sots et des sottes, personnages allégoriques.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • soties — pluriel — /sɔti/ ou /soti/
  • sotie — singulier — /sɔti/ ou /soti/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sotie#57827.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.