sortie
nom, féminin, /sɔʁti/
Définitions
Action de sortir d'un lieu.
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Endroit par lequel on sort.
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Attaque menée par des assiégés contre leurs assaillants.
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Remarque vive et soudaine, souvent critique ou moqueuse, adressée à quelqu'un.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (14 sens) — Académie 1935 (11 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de sortir.
J'ai dîné aujourd'hui chez Mme de la Fayette pour ma première sortie — Mme de Sévigné (1626-1696)
D'amis et de soldats une troupe hardie Aux portes du palais attend notre sortie — Jean Racine (1639-1699)
Terme de théâtre. Action d'un personnage qui quitte la scène. Fausse sortie, mouvement d'un personnage pour quitter la scène, interrompu soit par sa volonté, soit par toute autre raison. Fig. et familièrement. Faire danser à quelqu'un un branle de sortie, le chasser d'un lieu, d'une société (cette locution vieillit).
Terme de guerre. Attaque que font les assiégés, lorsqu'ils sortent pour combattre les assiégeants. Une sortie de cinq cents hommes.
M. de Chamilli observait, à ce qu'il dit au roi, de ne faire jamais de sortie ni d'entreprise, sans l'ex pliquer tout entière à ceux qui en devaient être, et cela, afin qu'ils ne se troublassent pas dans l'action — Pellisson (1624-1693)
Ils firent de grosses sorties ; et, méprisant le péril.... — Rollin (1661-1741)
Terme de marine. Action de faire sortir un bâtiment d'un bassin, d'un port, d'une rade. Se dit quelquefois pour courte campagne petit voyage près des côtes.
Transport des marchandises, des animaux de vente d'un lieu dans un autre, exportation.
Défendre la sortie des matières d'or et d'argent est un reste de barbarie et d'indigence ; c'est à la fois vouloir ne pas payer ses dettes et perdre le commerce — Voltaire (1694-1778)
La sortie des chevaux fut prohibée — Raynal (1713-1796)
Sortie de bal, sorte de vêtement chaud que les femmes mettent pour se garantir du froid en sortant du bal. S'envelopper dans une sortie de bal.
Endroit par où l'on sort. Cette maison a deux sorties. Il a une sortie sur la campagne et une sur la rue.
Une seule rue étroite, tortueuse et toute brûlante s'offrait plutôt comme l'entrée que comme la sortie de cet enfer [l'incendie de Moscou] — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Il se dit de l'action de quitter la vie, le monde.
Mais, si les dieux m'ont fait la vie abominable, Ils m'en font par pitié la sortie honorable — Pierre Corneille (1606-1684)
Ils étaient pleins de majesté et de gloire, et ils lui parlaient [à Jésus] de sa sortie du monde — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Fig. Issue, manière d'échapper à quelque embarras, par comparaison avec la sortie, endroit par où l'on sort. L'affaire était embarrassante, mais il s'était d'avance ménagé une sortie.
Alors la sortie du premier péril ne rend point l'action complète, puisqu'elle en attire un second — Pierre Corneille (1606-1684)
Il faut de ces périls m'aplanir la sortie — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. La sortie d'un dessein, la réussite (sens qui a vieilli).
Et de tes desseins à jamais Favoriser l'entrée et bénir la sortie — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. et familièrement. Action de dire brusquement à quelqu'un quelque chose de très dur, par comparaison à la sortie de l'assiégé contre l'assiégeant. Faire une sortie à quelqu'un. Violent emportement contre une personne présente ou absente. Faire une sortie contre quelqu'un. On dit dans les deux sens : faire une sortie sur quelqu'un ou sur quelque chose. Déclamation, invective. Une sortie contre le luxe.
Vous êtes satisfaite, et la voilà partie ; Mais je n'approuve point une telle sortie — Molière (1622-1673)
Il s'offensa d'une sortie qu'on lui faisait si mal à propos, dans les termes où ils en étaient — Antoine Hamilton (1646-1720)
Terme de gravure en taille-douce. Se dit de l'extrémité des tailles et des hachures du côté des jours où elles doivent être extrêmement déliées et comme perdues.
Terme de jeu. Cartes basses qui donnent le moyen de cesser de faire des levées. Il n'avait pas de sortie. J'avais deux sorties.
À la sortie de, loc. prépos. Au moment où l'on sort de. À la sortie du sermon, de l'audience, du spectacle. À la sortie de l'hiver. À la sortie des juges, au moment où les juges sortent.
Étymologie : Sorti ; wallon, sorteie.
Historique : XVIe s. Ne s'estans voulu saisir d'aucune maison qui eust sortie par le dehors L'endroict du fossé par où ceulx d'une ville qu'il [Scipion] assiegeoit pouvoient faire des sorties sur luy
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de sortir. Il a toujours gardé la chambre depuis un mois, voilà sa première sortie. Dans cette pièce de théâtre, les entrées et les sorties ne sont pas assez motivées.
Fig., Se ménager une porte de sortie, Se ménager un moyen de sortir d’une affaire où on était sur le point de s’engager définitivement.
En termes de Théâtre, Faire une fausse sortie se dit lorsqu’Un des personnages qui sont sur la scène feint d’en sortir, ou même en sort un instant, et y rentre aussitôt.
En termes de Modes, Sortie de bal, Vêtement que les femmes mettent en sortant du bal. Sortie de bain, Sorte de peignoir que l’on met en sortant du bain.
SORTIE se dit spécialement, en termes de Guerre, de l’Attaque que font les assiégés, lorsqu’ils sortent pour livrer bataille aux assiégeants et tenter de dégager la place. Les assiégés firent une vigoureuse sortie. Toutes les sorties ont été repoussées. Une sortie meurtrière.
Fig. et fam., Faire une sortie à quelqu’un, Lui faire une rude réprimande, lui dire brusquement quelque chose de très dur. Faire une sortie contre quelqu’un, S’emporter violemment contre une personne présente ou absente. Je ne m’attendais pas à cette sortie. Une sortie si violente les étonna.
SORTIE se dit aussi en parlant des Marchandises qu’on transporte, qu’on fait passer d’un lieu dans un autre. L’entrée et la sortie des marchandises. Droits d’entrée et de sortie.
Il signifie encore Issue, endroit par où l’on sort. Cette maison a deux, trois sorties. Il a une sortie sur la campagne et une sur la rue.
à LA SORTIE DE
loc. prép.
Au moment où l’on sort de. à la sortie du sermon, du dîner, du spectacle. à la sortie de l’audience. à la sortie de l’hiver.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sorties — pluriel — /sɔʁti/
- sortie — singulier — /sɔʁti/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sortie#57816.