sorti
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens)
Littré (1873)
part. passé
Qui est allé dehors, en parlant des personnes ou des choses.
Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d'autres que pour vous — Pierre Corneille (1606-1684)
Si l'on vient m'en demander [de l'argent], qu'on dise que je suis sorti, et que je ne dois revenir de toute la journée — Molière (1622-1673)
Qui a cessé d'être dans une certaine position ou place.
Son premier mouvement [de Diderot], sorti de mes bras, fut de se tourner vers l'ecclésiastique, et de lui dire : Vous voyez, monsieur, comme m'aiment mes amis — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Qui a cessé d'être dans une certaine condition. Il se dit, dans un sens analogue, des choses morales.
Quand de sa folle erreur vous l'auriez diverti, En vain de ce péril vous le croiriez sorti — Pierre Corneille (1606-1684)
La reine à peine sortie d'une tourmente si épouvantable — Bossuet (1627-1704)
Qui est issu par la naissance.
Sortie d'un père et de tant d'aïeux souverains — Bossuet (1627-1704)
Le Verbe est un esprit né d'un esprit, un Dieu sorti d'un Dieu, et une lumière allumée à une lumière — Bossuet (1627-1704)
Qui provient de, en parlant des choses.
Glaive divin, sorti des arsenaux du ciel — Jacques Delille (1738-1813)
Qui s'est tiré de quelque chose de difficile, de désagréable.
Dieu soit loué, m'en voilà sorti — Diderot (1713-1784)
Terme d'hippologie. Se dit d'une partie qui a la saillie voulue. Garrot bien sorti.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- sorties — pluriel féminin
- sortis — pluriel masculin
- sortie — singulier féminin
- sorti — singulier masculin
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