sordide
adjectif, /sɔʁdidə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Sale, vilain. En parlant de personnes.
Sa volupté [d'Épicure] n'était point sordide ; il a vécu si sobrement que les Pères en font parfois honte aux chrétiens — La Mothe Le Vayer (1588-1672)
Tomber dans une sordide pauvreté — Olivier Patru (1604-1681)
Terme de médecine. Sale, de mauvais aspect. Une plaie sordide. Ulcères sordides, ulcères qui fournissent une suppuration sanieuse ou de mauvaise nature.
Fig. Il se dit de l'avarice et des choses qui s'y rapportent.
Il y a un noble intérêt, il y a un intérêt bas et sordide — Bossuet (1627-1704)
Travaillez pour la gloire, et qu'un sordide gain Ne soit jamais l'objet d'un illustre écrivain — Boileau (1636-1711)
Par extension, très avare, vilain, en parlant des personnes. C'est un avare des plus sordides.
Une avare et sordide famille — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Lat. sordidus, sale, de sordes, ordures.
Historique : XVIe s. Le chancre ulceré est fort sordide
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est sale, repoussant. Il n’est d’usage qu’au figuré, et il ne se dit des Personnes que par rapport à l’avarice. C’est un homme sordide.
Il se dit aussi des Choses et signifie Qui est vil, répugnant. Une avarice sordide. Intérêt sordide.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sordides — pluriel — /sɔʁdidə/
- sordide — singulier — /sɔʁdidə/
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