sorcellerie
nom, féminin, /sɔʁsɛləʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Opération de sorcier.
On est réduit à me conter des sorcelleries pour m'amuser — Mme de Sévigné (1626-1696)
Catherine de Médicis avait mis la magie si fort à la mode en France, qu'un prêtre nommé Séchelles, qui fut brûlé en Grève sous Henri III pour sorcellerie, accusa douze cents personnes de ce prétendu crime — Voltaire (1694-1778)
Fig. Tours d'adresse, choses qui paraissent au-dessus des forces de la nature. Cela ne peut se faire sans sorcellerie.
Étymologie : L'anc. verbe sorceler, de même radical que sorcier ; wallon, sorsulreie ; provenç. sorrolharia. Le mot le plus usité dans l'ancienne langue était sorcerie ; on disait aussi sorcelage.
Historique : XIIIe s. Daciens voit son frere, moult docement li prie ; Amis, car croi en Dieu le fil sainte Marie, Et relenquis Mahon et sa sorcelerie XVIe s. Une vieille dame, craintive de ces sorcelleries [sorts jetés] Si j'oyois parler ou des esprits qui reviennent, ou du prognostique des choses futures, des enchantements, des sorcelleries
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Art des sorciers. On disait qu’il se mêlait de sorcellerie. Il a été accusé de sorcellerie.
Il se dit aussi des Pratiques des sorciers. Faire des sorcelleries.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sorcelleries — pluriel — /sɔʁsɛləʁi/
- sorcellerie — singulier — /sɔʁsɛləʁi/
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