sophiste
adjectif, /sɔfistə/ ou /sofistə/
Grammaire et formes (2)
- sophistes — pluriel — /sɔfistə/ ou /sofistə/
- sophiste — singulier — /sɔfistə/ ou /sofistə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sophiste#57749.
adjectif, /sɔfistə/ ou /sofistə/
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nom, /sɔfistə/ ou /sofistə/
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
s. m.
Primitivement, chez les Grecs, une personne habile, expérimentée dans les affaires de la vie privée ou publique. Les sept sages portèrent aussi le nom de sophistes.
Solon, qui le premier des Athéniens a eu le titre de sophiste — Rollin (1661-1741)
Une courtisane de Milet, nommée Thargélie, qui par ses talents avait mérité le titre de sophiste, et que son extrême beauté avait élevée au faîte des honneurs — Rollin (1661-1741)
Plus tard, et chez les Grecs aussi, nom donné à des hommes moitié rhéteurs, moitié philosophes, qui cherchaient plus à faire parade de leur esprit qu'à reconnaître la vérité des choses.
Les Nuées eussent été bonnes contre un sophiste, mais non pas contre Socrate, qui n'était rien moins que sophiste — Fontenelle (1657-1757)
Aucun sophiste ne parut avec plus d'éclat que Gorgias, envoyé par les Léontins, ses compatriotes, pour obtenir des secours contre les Syracusains — CONDIL.
Aujourd'hui, celui qui fait des arguments captieux. Fig. Au fém. Adj.
Les Grecs, grands parleurs, grands disputeurs, naturellement sophistes, ne cessèrent d'embrouiller la religion par des controverses — Montesquieu (1689-1755)
Le sophiste géométrique Spinosa, dont la modération, le désintéressement et la générosité ont été dignes d'Épictète — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Provenç. sophista ; espagn. et ital. sofista ; du lat. sophista, en grec σοφιστὴς (voy. SOPHISME).
Historique : XIVe s. Et teles raisons font les sophistes pour conclure choses.... XVe s. Item, dit ladite chronique, que l'un des conseillers et sophistes d'icelui Julien eut semblable vision dudit miracle de ladite mort XVIe s. Amour, roy des sanglots, prison cruelle et dure.... Sophiste injurieux, artisan de malice Comment Gargantua feut institué par un sophiste en lettres latines
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Nom qui se donnait chez les anciens aux philosophes et aux rhéteurs. Il se prend aujourd’hui toujours en mauvaise part et désigne Celui qui use d’arguments captieux. Ce n’est pas un philosophe, c’est un sophiste. Tout cela n’est qu’un raisonnement de sophiste.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.