sophisme

sophisme

nom, masculin, /sɔfismə/ ou /sofismə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Faux raisonnement qui a quelque apparence de vérité. Par extension. Sophismes d'amour-propre, d'intérêt, de passions, faux raisonnements que suggèrent l'amour-propre, l'intérêt, les passions. Fig. Les sophismes du cœur, illusions, égarements du cœur.

    On entend par sophismes certains raisonnements éblouissants, dont on sent bien la fausseté ; mais on est embarrassé à la découvrir — Dumarsais (1676-1756)

    On est désolé de voir les sophismes qu'employa la cruauté — Montesquieu (1689-1755)

Étymologie : Provenç. sofisme ; espagn. sofisma ; ital. sofismo ; du lat. sophisma, en grec σόφισμα, proprement sage pensée, plus tard sophisme. Σόφισμα a même racine que σοφὸς, sage, le même que le vieux latin sapus, d'où sapere (voy. SAVOIR).

Historique : XIIe s. Li reis jure les oilz, ja cil moz n'i sera ; Car sofisme, ço dist, e grant engin i a XIIIe s. Il n'entendent pas à cel dire Le sofisme qu'il lor fesoit ; Li bons chevaliers nel disoit Se por oïr non qu'il diroient Et je si le questionnai, De gramaire li demandai, De soffime et de question Ne me sot respondre un boton

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Argument captieux, qui pèche ou dans le fond ou dans la forme. Prenez garde à cet argument, c’est un sophisme. Ce livre est tout plein de sophismes. Découvrir, développer, réfuter un sophisme.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sophismes — pluriel — /sɔfismə/ ou /sofismə/
  • sophisme — singulier — /sɔfismə/ ou /sofismə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sophisme#57746.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.