sonore

sonore

adjectif, /sonɔʁə/ ou /sɔnɔʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui rend un son. Consonnes sonores, celles qui ne peuvent être prononcées qu'à haute voix et à glotte fermée ; ce sont g, d, b, j, v et z.

    Tertullien, lorsque Dieu proféra ces mots : Que la lumière soit faite, dit qu'il proféra une parole sonore — Bossuet (1627-1704)

    Je sentais, vers la mer l'œil fixé tout le jour, Pour l'eau bleue et profonde un indicible amour, Et j'écoutais le vent sonore — P. LE BRUN

  2. Particulièrement. Qui a un son agréable et éclatant. Une voix sonore.

    N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : d'être nécessaire, intelligible et sonore — Voltaire (1694-1778)

    Cette langue italienne, si pompeuse et si sonore — Mme de Staël (1766-1817)

  3. Qui renvoie bien le son. Cette église est sonore.

    L'air était frais et sonore — Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

  4. Terme de physique. Qui produit le son. Vibrations sonores, celles qui sont suffisamment rapides dans un gaz, un liquide ou un solide, pour produire sur l'appareil de l'ouïe le genre d'impression dont la perception est appelée son. Onde sonore, nom donné à une succession d'ondulations de même nature qui ont lieu dans le même sens ; elle se compose d'ondulations condensées et d'ondulations dilatées ; les premières résultent de la compression de l'air par l'ébranlement sonore, et les secondes, du retour de l'air à son premier état. Corps sonore, tout corps qui, par la rapidité de son mouvement vibratoire, produit, sur l'organe de l'ouïe, des impressions susceptibles d'être comparées les unes aux autres.

    Pour que les corps soient sonores, il faut nécessairement qu'ils soient élastiques — Mathurin-Jacques Brisson (1723-1806)

    On appelle corps sonores proprement dits ceux dont les sons sont distincts, comparables entre eux et de quelque durée ; tels sont ceux d'une cloche, d'une corde de violon — Mathurin-Jacques Brisson (1723-1806)

Étymologie : Lat. sonorus, de sonus, son. Au XVIe siècle on disait sonoreux

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui rend un son. Un corps sonore.

  2. Il signifie aussi Qui donne beaucoup de son, qui a un beau son. Une voix sonore. Cela rend le vers plus sonore.

  3. Il signifie aussi Qui renvoie bien le son, où le son résonne bien. Cette salle est sonore.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sonores — pluriel — /sɔnɔʁə/ ou /sonɔʁə/
  • sonore — singulier — /sɔnɔʁə/ ou /sonɔʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sonore#57741.

sonore

nom, féminin

Grammaire et formes (2)
  • sonores — pluriel
  • sonore — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sonore#161247.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.