songe-creux
nom, féminin, /sɔ̃ʒəkʁø/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Homme qui, affectant de beaucoup songer, entretient continuellement des pensées chimériques.
Il vaut mieux être injurié du nom de songe-creux que de celui d'écervelé — La Mothe Le Vayer (1588-1672)
Ces tristes songe-creux valent pis que les autres — Thomas Corneille (1625-1709)
Celui qui songe souvent à faire des malices, des méchancetés (vieilli en ce sens). Prenez garde ; c'est un songe-creux qui vous trompera. Au plur. Des songe-creux.
Étymologie : Songer, et creux.
Historique : XVIe s. Je suis de moy mesme non melancolique mais songe-creux Un almanach de 1527 est intitulé Prenostication de maistre Albert Songecreux biscain (BRUNET, v° Prenostication). - P. Gringore (ib. v° Gringore) a fait : Contredicts du prince des sotz autrement dit Songecreux, qui commence par ces vers : Pour éviter les abus de ce monde, De Songecreux lisez les contredicts.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Il se dit d’une Personne qui rêve habituellement à des projets chimériques. Il se donne pour un grand penseur; mais ce n’est qu’un songe-creux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- songe-creux — forme de base
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