solive
nom, féminin, /sɔlivə/ ou /solivə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Pièce de charpente qui soutient les planchers, et qui porte sur les murs ou sur les poutres. Fig. Compter les solives, passer à ne rien faire le temps dans une chambre.
Un barreau ou une solive résiste bien davantage, lorsque les couches ligneuses qui le composent sont situées perpendiculairement — Buffon (1707-1788)
Mon imagination, qui s'anime à la campagne et sous les arbres, languit et meurt dans la chambre et sous les solives d'un plancher — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Anciennement, parmi les charpentiers, nom d'une mesure qu'ils établissaient de six pouces d'équarrissage sur douze pieds de longueur, c'est-à-dire formant un parallélépipède rectangle dont la base était un carré de six pouces de côté et la hauteur douze pieds ; cette base, ayant 1/2 pied de côté, contient 1/4 de pied carré ; et en multipliant par la hauteur 12, on trouve trois pieds cubes pour le volume de la solive. Pied de solive, une des six divisions de la solive contenant 1/2 pied cube, ou 864 pouces cubes. Pouce de solive, une des douze divisions du pied de solive, contenant 72 pouces cubes.
Étymologie : Bas-lat. soliva, suliva. Origine incertaine. On le tire soit du lat. solum, sol, soit de l'anglo-sax. syl, colonne, soit du celtique : bas-bret. sôl, poutre, gaél. sail, solive ; mais les dérivés en ive sont tous des mots verbaux ; et cela rend ces étymologies bien douteuses. Diez demande si ce ne serait pas un composé de solum, le sol, avec ive, du lat. equa, remarquant que poutre signifie effectivement solive et cavale ; mais il s'objecte à lui-même que, jusqu'à présent du moins, on ne connaît point ive avec le sens de poutre. Enfin Vossius avait songé au lat. sública, pieu ; on peut avoir p
Historique : XIIIe s. Le pont cuident abatre et trestout peçoier, Les estaches coper, les solives brisier
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Pièce de charpente qui sert à soutenir les planches et qui porte sur les murs ou sur les poutres.
Il se dit aussi, en termes d’Eaux et forêts, d’une Pièce de bois d’un cubage déterminé.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- solives — pluriel — /sɔlivə/ ou /solivə/
- solive — singulier — /sɔlivə/ ou /solivə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée solive#57624.