soie
nom, féminin, /swa/
Définitions
Fibre textile fine et brillante produite par le ver à soie.
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Étoffe tissée à partir de cette fibre.
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Poil long, raide et rêche de certains animaux comme le porc ou le sanglier.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (11 sens) · 1873 (5 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873) — entrée 4
s. f.
Terme de vétérinaire. Nom donné à la seime quand elle siége à la pince
Étymologie : Ainsi dite peut-être parce qu'on a comparé la fente du sabot dans cette maladie à un fil de soie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 3
s. f.
Partie de la lame d'un sabre ou d'une épée qui traverse la monture et qui est rivée sur la calotte.
Étymologie : Dit ainsi par comparaison avec une soie de cochon. L'ancien français soie, scie, n'a rien à faire ici.
Historique : XVe s. Les soyes ou chevilles qui tenoient le couvercle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Fil délié et brillant, produit par le ver à soie. Soie grége ou écrue, soie telle qu'on l'obtient par le tirage du cocon. Soie plate, soie grége commune formée par 20 ou 25 brins tirés ensemble. Soie sauvage, soie tirée de cocons de vers vivant à l'état sauvage sur les arbres. Soies folles, soies non torses, ainsi dites parce que leur extrême légèreté ne leur permet pas de soutenir le moindre effort. Fig. C'est soie sur soie, se dit de deux choses agréables qui arrivent l'une sur l'autre, de deux avantages qu'on reçoit coup sur coup.
Ce ne fut environ qu'en 1130 que Roger, roi de Sicile, en établit une [fabrique de soierie] à Palerme ; on vit alors, dans cette île et dans la Calabre, des ouvriers en soie qui furent une partie du butin que ce prince rapporta des villes de Grèce — Rollin (1661-1741)
Les ouvrages de soie étaient encore si rares, même à la cour, qu'Henri II fut le premier qui porta un bas de soie aux noces de sa sœur — Rollin (1661-1741)
On confond sous le nom de soie trois matières distinctes : la soie proprement dite, qu'on obtient en dévidant le cocon de la chenille nourrie avec la feuille de mûrier ; la golette (voy. ADDIT.), tirée de cocons percés provenant du bombyx du mûrier, cardés et filés ; la bombycine, tirée de cocons percés provenant des autres bombyx, cardés et filés comme les précédents.
Poétiquement. Des jours filés d'or et de soie, le cours d'une vie heureuse et brillante.
Ainsi de tant d'or et de soie, Ton âge dévide son cours, Que tu reçoives tous les jours Nouvelles matières de joie ! — Malherbe (1555-1628)
En zoologie, fil délié que divers insectes parfaits ou à l'état de larves sécrètent pour en former un cocon dans lequel leur larve se transforme en chrysalide.
Étoffe de soie. Demi-soie, étoffe tissue de laine et de soie, ou de coton et de soie.
Je voudrais.... Que ceci fût de soie, et non pas d'étamine — Mathurin Régnier (1573-1613)
Coton longue-soie, ou, substantivement, le longue-soie, sorte de conton, de première qualité.
Terme de marine. Soie à voiles, soie servant à faire des voiles qui, plus chères, semblent compenser le prix par la durée. Bas de soie, se disait des entraves, sorte de punition.
Terme de cuisine. Bas de soie, manière d'apprêter les pieds de cochon. Pieds en bas de soie.
Soie d'Orient, ou soie végétale, espèce de duvet qui entoure les semences de l'asclépias de Syrie.
Soie de mer, byssus soyeux produit par une espèce de moule.
Terme de corroyeur. Noir de soie, second noir donné aux peaux.
Étymologie : Wallon, seuie, sôie ; bourg. sô ; prov. et espagn. seda ; ital. seta ; du lat. seta, soie de porc, que l'on rapproche de χαίτη, crinière. Seta n'a pas de rapport avec le nom grec du ver à soie, σὴρ, qui est, dit M. de Rosny, le chinois sse, soie, par l'intermédiaire de la forme coréenne sir.
Historique : XIIe s. Et riches trez [tentes] de soie à girons et à pans XIIIe s. Bien surent les deux fille d'or et de soie ouvrer À nul jor mès veü n'avoie Chapel si bien ouvré de soie Il n'est jour en l'an que, de soie seulement, n'y entre mille charretées en ceste cité [Cambaluc] Soz une vielle robe vueil miex que nete soie, Que je fusse soillie desoz une de soie XIVe s. La corde de l'arc doibt estre de soye verde ou autre, pour ce qu'elle dure plus sans rompre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Poil long et rude de certains animaux. Dans ce sens, il s'emploie souvent au pluriel. Des soies de cochon.
Son dos [du sanglier] était armé d'une soie dure aussi hérissée que les piques d'un bataillon — Fénelon (1651-1715)
Par extension, poil long et doux de certains chiens, etc. Cet épagneul a de belles soies.
Terme de botanique. Organe présentant des caractères de la soie de porc. Poils raides qui garnissent le sommet des enveloppes florales de certaines graminées. Pédicelle qui soutient l'urne des mousses.
Terme de zoologie. Partie du suçoir des insectes hémiptères.
Terme de vétérinaire. Soie du porc, soyon, soies piquées, poil piqué, maladie piquante, piquet, bosse, maladie particulière aux porcs, qui a son siége à l'un des côtés du cou, quelquefois aux deux, entre la jugulaire et la trachée artère, à quelque distance des parotides et directement sur les amygdales.
Étymologie : Prov. et espagn. seda ; ital. seta ; du lat. seta.
Historique : XIVe s. Le roy lui fist mettre [au-dessus de la tête] un glaive bien tranchant, et le fist pendre à la soie d'un cheval XVIe s. Soie de porc Cribles de parchemin, soye de cheval
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Matière filamenteuse, fine et brillante, produite par un ver, qu’on appelle Ver à soie. Filer de la soie. Dévider de la soie. Un écheveau de soie. Des étoffes de soie. Des étoffes soie et coton. Bourre de soie. Une robe de soie noire. Des bas de soie. Des cheveux fins comme de la soie.
Soie grège, Soie telle qu’elle est lorsqu’on la tire des cocons.
Soie floche, Soie qui n’est que légèrement torse.
Soie artificielle, Nom donné improprement à une imitation de soie obtenue par le traitement de la cellulose.
Poétiquement, Des jours filés d’or et de soie, Le cours d’une vie heureuse et brillante.
SOIE se dit aussi, surtout au pluriel, du Poil long et rude de certains animaux. Des soies de porc. Des soies de sanglier.
SOIE se dit encore de la Partie du fer d’une épée, d’un sabre, d’un couteau, qui entre dans la poignée, dans le manche. La soie d’une épée, d’un sabre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- soies — pluriel — /swa/
- soie — singulier — /swa/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée soie#57522.