simarre

simarre

nom, féminin, /simaʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Habillement long et traînant, dont les femmes se servaient autrefois. Il s'est dit aussi d'une robe d'homme.

    Le père Fatutto est entré couvert d'une simarre de soie légère — Voltaire (1694-1778)

  2. Espèce de soutane que certains magistrats portent sous leur robe. Par la métonymie du signe pour la chose signifiée, la place de garde des sceaux ou ministre de la justice.

    Si j'en venais à faire mes conditions, répondit-il, je serais peut-être un peu plus exigeant que vous ne le supposez [je voudrais être plus que premier président ou procureur général]. - C'est donc la simarre qu'il vous faut, demanda le vieillard d'un air ironique — Charles de Bernard (1804-1850)

Étymologie : Wallon, chamâr, habit de fête ; espagn. zamarra ; ital. zimarra. On le tire de l'espagnol marro, peau de mouton.

Historique : XVIe s. Vostre espée use les plies de vostre chamarre

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Sorte de soutane que certains magistrats portent sous leur robe. Simarre de velours. Simarre violette. Le chancelier devait être toujours en simarre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • simarres — pluriel — /simaʁə/
  • simarre — singulier — /simaʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée simarre#57205.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.