sifflement
nom, masculin, /sifləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Bruit fait en sifflant. Il nous étourdit par ses sifflements continuels.
Certain bruit qu'on fait en respirant avec peine. Dans l'asthme, la respiration est souvent accompagnée d'un sifflement.
Bruit aigu que quelques animaux font en soufflant. Le sifflement des oies, des merles, des serpents.
Leur cri est une espèce de sifflement aigu, qu'ils ne font entendre que rarement — Buffon (1707-1788)
Par analogie. Bruit aigu du vent ou d'une flèche, d'une pierre lancée avec force.
Et les vents, échappés de leurs cavernes sombres, Mêlent à leurs clameurs [des mânes] d'horribles sifflements — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Le roi, qui n'avait jamais entendu de sa vie de mousqueterie chargée à balle, demanda au major général Stuart, qui se trouva auprès de lui, ce que c'était que ce petit sifflement qu'il entendait à ses oreilles — Voltaire (1694-1778)
Il se dit des articulations, des prononciations sifflantes.
Il [Pope] a réduit les sifflements aigus de la trompette anglaise aux sons doux de la flûte — Voltaire (1694-1778)
Improbation manifestée par des coups de sifflet.
Tous ceux qui passeront au travers d'elle [Jérusalem], lui insulteront, avec des sifflements et des gestes pleins de mépris — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Mais je voudrais qu'on cherchât tout d'un temps (La question n'est pas moins belle) Qui du fade Boyer ou du sec la Chapelle Excita plus de sifflements — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Siffler.
Historique : XIIe s. Et après la commotion fous [feu], et el fou n'est mie li sires [le Seigneur], et après le fou un schieulement d'une tenue ore [souffle] XVe s. Les antaynes.... Proe qui fend les undes... Committre [comites] y sunt, qui font maint sifflement XVIe s. Quand on avoit les armes sur le dos, et ouy le sifflement des harquebuzades ....Dont s'ensuivit grand flux de sang, et un chifflement par ladite trachée artere D'un sifflement aigu l'orage tournoyant
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Bruit que l’on fait en sifflant. Il nous étourdit par ses sifflements continuels.
Il se dit aussi du Bruit que quelques animaux font en sifflant. Le sifflement des serpents. Le sifflement des oies, du merle.
Il se dit également du Bruit aigu que font diverses choses, comme le vent, une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc. Le sifflement d’une balle. Le sifflement du vent dans les cordages.
Il se dit encore d’un Certain bruit aigu que l’homme et quelques animaux font lorsqu’ils respirent avec peine. La respiration de ce malade est accompagnée d’un sifflement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sifflements — pluriel — /sifləmɑ̃/
- sifflement — singulier — /sifləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sifflement#57102.