servilement
adverbe, /sɛʁviləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière servile, rampante.
Je vous ai vus cent fois sous sa main bénissante Courber servilement une épaule tremblante — Boileau (1636-1711)
Terme de littérature et d'arts. Trop exactement, trop à la lettre. Traduire, imiter servilement.
Je prends l'art des anciens .. mais je ne dépends pas servilement de leur esprit — Guez de Balzac (1597-1654)
Quiconque avec une tête active et pensante a senti le délire et l'attrait du travail d'esprit, ne va pas servilement sur la trace d'un autre pour se parer ainsi de productions étrangères — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Servile, et le suffixe ment.
Historique : XIVe s. Estre subject servilement [comme un serf] XVIe s. Ce concile n'est pas legitime, ayant servilement et mal à propos quitté sa superiorité au pape
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière servile, basse, rampante. Il fait servilement sa cour aux gens en place.
Il signifie aussi, en termes de Littérature et d’Arts, Trop exactement, trop à la lettre. Cet artiste ne fait qu’imiter servilement les ouvrages de son maître.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- servilement — forme de base — /sɛʁviləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée servilement#56935.