sépulture

sépulture

nom, féminin, /sɛpyltyʁə/ ou /sepyltyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de mettre en terre un mort. Fig. Être privé de sépulture, rester sans sépulture, n'être point mis en terre. Être privé des honneurs de la sépulture, ou, simplement, être privé de la sépulture, n'être pas mis en terre avec les cérémonies convenables, usitées. Être privé de la sépulture ecclésiastique, n'être point inhumé en terre sainte.

    Allons à nos martyrs donner la sépulture — Pierre Corneille (1606-1684)

    Il parle de lui et de sa sépulture avec une humilité vraiment chrétienne qui plaît et qui touche infiniment — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Il s'est dit quelquefois pour la mort, la fin de la vie.

    Vivez, régnez, seigneur, jusqu'à la sépulture, Et laissez faire après ou Rome ou la nature — Pierre Corneille (1606-1684)

    J'en ai vu [des chrétiens], que le temps prescrit par la nature Était près de pousser dedans la sépulture, Dessus les échafauds presser ce dernier pas, Et d'un jeune courage affronter le trépas — Rotrou (1609-1650)

  3. Droit de sépulture, le droit qu'on a d'être enterré en tel lieu. Droits de sépulture, ce qui est dû à une église pour l'inhumation d'un mort.

  4. Le lieu où l'on enterre les morts. Saint-Denis est la sépulture des rois de France. Il se dit quelquefois pour tombeau.

    Nous voyons dans l'Écriture que les méchants rois étaient privés de la sépulture de leurs ancêtres — Bossuet (1627-1704)

    Parmi ces tombeaux, Des princes de ma race antiques sépultures — Jean Racine (1639-1699)

Étymologie : Provenç. sepultura, sebultura ; espagn. sepultura ; ital. sepoltura ; du lat. sepultura, de sepultum, supin de sepelire.

Historique : XIIe s. L'evesques chante la messe hautement.... Puis enfoïrent le vasal combatant ; Sa sepouture sevent bien li auquant XIIIe s. Là sus enmi cele costure Me fetes une sepouture Entre ce plain et ce jardin Et furent ses os gardés en un escrin et enfouis à Saint Denis en France, là où il avoit eslue sa sepulture, ouquel lieu il fut enterré Après je eslis et voudré avoir ma sepouture en Val nostre Dame XIVe s. Homme ne femme de ladite ville et franchise ne y doivent [au cimetière] rien paier de sebolture, mais ce qu'il leur plaira tant seulement XVe s. Qui estoit cestuy qui est gisant Sous ceste…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Inhumation, action de déposer un mort dans un tombeau. Les pyramides d’égypte étaient destinées à la sépulture des rois. Les apprêts de sa sépulture. Les frais de sépulture. Il fut porté au lieu de sa sépulture.

  2. être privé de sépulture, rester sans sépulture, N’être point inhumé. être privé des honneurs de la sépulture ou simplement être privé de la sépulture, N’être pas inhumé avec les cérémonies convenables, usitées. être privé de la sépulture ecclésiastique, N’être point inhumé en terre sainte.

  3. Droit de sépulture, Le droit qu’on a d’être enterré en tel lieu. Droits de sépulture, Ce qui est dû pour l’inhumation d’un mort.

  4. SÉPULTURE désigne encore le Lieu où l’on enterre un mort. Cette famille a sa sépulture dans tel cimetière. Saint-Denis est la sépulture des rois de France. Violation de sépulture.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sépultures — pluriel — /sepyltyʁə/ ou /sɛpyltyʁə/
  • sépulture — singulier — /sepyltyʁə/ ou /sɛpyltyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sépulture#59986.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.