sépulcre
nom, masculin, /sepylkʁə/ ou /sɛpylkʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Tombeau, en parlant des anciens. Les sépulcres de l'Egypte. Le saint sépulcre, le sépulcre où Jésus-Christ fut déposé après sa mort. Le Saint-Sépulcre, nom d'une église à Jérusalem contenant, à ce qu'on croit, le sépulcre où fut mis Jésus-Christ. Chanoine du Saint-Sépulcre, chanoines institués par Godefroy de Bouillon pour desservir cette église. Chevaliers du Saint-Sépulcre, ordre militaire fondé en 1492 par Alexandre VI. Fig. Dans le langage de l'Écriture, des sépulcres blanchis, des hypocrites ; locution tirée de ce que, les tombeaux étant impurs chez les Juifs, on avait soin de les blanchir à la chaux, pour avertir de ne pas s'en approcher ; de sorte que le sépulcre, blanc au dehors, était impur au dedans.
L'ambition fait trouver ces expédients dangereux où, semblable à un sépulcre blanchi, un juge artificieux ne garde que les apparences de la justice — Bossuet (1627-1704)
Découvrant ....la puanteur de ces sépulcres blanchis — Massillon (1663-1742)
Dans le langage élevé ou poétique, monument funéraire. Fig.
On enveloppe presque de même façon ceux qui naissent et ceux qui sont morts : un berceau a quelque idée d'un sépulcre ; et c'est la marque de notre mortalité qu'on nous ensevelisse en naissant — Bossuet (1627-1704)
Lazare meurt ; son corps abandonné trouve à peine un peu de terre qui lui serve de sépulcre — Massillon (1663-1742)
Fig. Il se dit de ce qui enveloppe, enferme comme un sépulcre.
Nos corps sont des sépulcres où nos âmes sont gisantes et ensevelies — Bossuet (1627-1704)
Enfermé dans ce sépulcre blanc [un pays couvert de neige], j'ignore où vous en êtes — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Provenç. sepulcre ; espagn. sepulcro ; ital. sepolcro ; du lat. sepulcrum, de même radical que sepultura (voy. SÉPULTURE).
Historique : XIIe s. Bastars, dist-il, vos me contraloiés ; Par le sepucre où Jhesu fu couchiés, Jà vostre drois n'en essera bailiés XIIIe s. Vous ne meustes que pour la sainte terre d'outre-mer, et pour le sepulcre et la sainte crois conquerre XVIe s. Cheval courant est un sepulchre ouvert Enfer, que theologiens appellent le sepulcre des morts eternellement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Tombeau, monument, lieu destiné pour y mettre un mort. Il ne se dit plus, dans le style ordinaire, que pour désigner les Tombeaux des anciens. Sépulcre souterrain. Sépulcre taillé dans le roc. Bâtir, creuser un sépulcre. Le sépulcre de Notre-Seigneur est nommé ordinairement le Saint Sépulcre. Notre-Seigneur appelle les hypocrites des sépulcres blanchis.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sépulcres — pluriel — /sepylkʁə/ ou /sɛpylkʁə/
- sépulcre — singulier — /sepylkʁə/ ou /sɛpylkʁə/
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