sensiblerie

sensiblerie

nom, féminin, /sɑ̃sibləʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme familier. Sensibilité fausse, affectation de sensibilité. Il est ridicule par sa sensiblerie.

    Je suis obligé d'avoir l'air de comprendre toute cette sensiblerie allemande, de connaître un tas de ballades, toutes drogues qui me sont défendues par le médecin — H. DE BALZAC

Étymologie : Sensible, par l'intermédiaire d'un mot factice sensiblier, celui qui fait métier de sensibilité. Ce mot est dû à Mercier, qui dit dans sa Néologie, t. II : J'ai employé plusieurs fois ce mot dans mes rapports, et j'ai toujours vu qu'il y faisait un bon effet.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Sensibilité fausse et outrée, affectation de sensibilité. Cette femme est d’une ridicule sensiblerie. Sa bonté prétendue n’est que sensiblerie. Ce drame est plein de sensiblerie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sensibleries — pluriel — /sɑ̃sibləʁi/
  • sensiblerie — singulier — /sɑ̃sibləʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sensiblerie#56751.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.