sédition
nom, féminin, /sɛdisjɔ̃/ ou /sedisjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Trouble contre l'ordre public, contre l'autorité légale, qui est concerté, a des meneurs et n'est pas l'action d'un rassemblement fortuit.
Comme, en matière de sédition, tout ce qui la fait croire l'augmente, nous faillîmes à faire en un moment ce que nous travaillions depuis huit jours à empêcher — Cardinal de Retz (1613-1679)
Dans les séditions populaires, un homme qui saura ménager avec art les esprits de la populace irritée, lui fera aisément tourner sa fureur contre ceux auxquels on pensait le moins — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. sedicio ; espagn. sedicion ; ital. sedizione ; du lat. seditionem, de sed ou se, indiquant séparation, et ire, aller (voy. IRAI) : proprement, action d'aller à part. C'est là l'opinion des anciens. D'autres (M. Baudry, approuvé par M. Bréal) décomposent le mot en se-ditio ; ditio comme en per-ditio, en con-ditio, venant du radical latin da qui signifie donner, mettre, faire : action de mettre, d'agir en dehors, à part.
Historique : XIVe s. La sedicion et l'esmouvement du pueple Cause de seditions XVIe s. Reprimer les seditions des hommes noiseux et ennemis de la paix
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
émeute populaire, révolte, soulèvement contre la puissance établie. Grande, violente, furieuse sédition. Durant la sédition. Exciter, allumer, fomenter, entretenir la sédition. Apaiser, éteindre la sédition. Esprit de sédition.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- séditions — pluriel — /sedisjɔ̃/ ou /sɛdisjɔ̃/
- sédition — singulier — /sedisjɔ̃/ ou /sɛdisjɔ̃/
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