sécularisation
nom, féminin, /sɛkylaʁizasjɔ̃/ ou /sekylaʁizasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de séculariser un religieux, une communauté religieuse. Bulle de sécularisation. Se dit aussi d'un bénéfice qui cesse d'appartenir au clergé, d'un lieu, d'un édifice qui cesse d'être sacré.
Acte par lequel on fait passer dans le domaine séculier une principauté, un établissement ecclésiastique. Sécularisation des biens du clergé, leur transformation en biens nationaux pendant la Révolution.
Je ne crois pas qu'il [le roi de Prusse] voulût que la France se mêlât de cette sécularisation [de principautés ecclésiastiques en faveur de l'Autriche] — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Séculariser.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de séculariser un religieux, une communauté régulière. Bulle de sécularisation. Obtenir la sécularisation d’un monastère, d’un chapitre.
Il se dit aussi de l’Acte par lequel on fait passer dans le domaine séculier, entre les mains des laïques, une principauté, un établissement ecclésiastique. La Prusse s’est formée en grande partie par la sécularisation de principautés ecclésiastiques. La sécularisation des biens du clergé.
Il se dit figurément de l’Action par laquelle on fait rentrer dans le domaine du pouvoir civil celles des fonctions publiques qui étaient un privilège du clergé. La sécularisation de l’enseignement public.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sécularisations — pluriel — /sekylaʁizasjɔ̃/ ou /sɛkylaʁizasjɔ̃/
- sécularisation — singulier — /sekylaʁizasjɔ̃/ ou /sɛkylaʁizasjɔ̃/
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