sèchement

sèchement

adverbe, /sɛʃəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

adv.

  1. D'une manière sèche, à l'abri de l'humidité.

    On doit tenir sèchement et à couvert tous les charbons ; ceux de bois blancs surtout s'altèrent à l'air et à la pluie dans très peu de temps — Buffon (1707-1788)

  2. Fig. D'une manière froide et peu agréable.

    Mlle de Méry dit que je lui ai écrit fort sèchement — Mme de Sévigné (1626-1696)

    J'ai parlé deux fois au roi des maîtresses d'école du diocèse de Séez ; et, les deux fois, il m'a répondu très sèchement pour vous et pour moi — Mme de Maintenon (1635-1719)

  3. Sans agrément, en parlant d'ouvrages d'esprit. Écrire sèchement, avoir un style sec, dénué d'agrément. Peindre sèchement, peindre en marquant durement les contours.

    Des manœuvres de guerre sèchement racontées, de longs discours au parlement en faveur des jésuites, et enfin la vie du P. Coton forment, dans Daniel, le règne de Henri IV — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Sèche, et le suffixe ment ; provenç. secamens ; catal. secament ; espagn. secamente ; ital. seccamente.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adv.

  1. D’une manière sèche, froide, peu agréable. Il lui parla, il lui répondit sèchement. Refuser sèchement. Mécontent de sa conduite, il lui écrivit sèchement.

  2. écrire sèchement signifie aussi Avoir un style sec, dénué d’agrément.

  3. Peindre sèchement, Peindre sans souplesse, sans moelleux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • sèchement — forme de base — /sɛʃəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sèchement#59758.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.